Explosion des coûts de santé

-peut-être une piste de solution…

L’aurore boréale

Les médicaments génériques plus chers ici qu’aux États-Unis

La Presse Canadienne


Une nouvelle étude de l’Institut Fraser démontre que les Canadiens paient les médicaments génériques vendus sur ordonnance beaucoup plus cher que les Américains. L’organisme indépendant estime que les prix de ces médicaments en 2007 étaient en moyenne 112 pour cent plus élevés qu’aux États-Unis.

Cependant, les prix des médicaments de marque, ou brevetés, vendus sur ordonnance l’an dernier étaient en moyenne 53 pour cent plus bas au Canada qu’aux États-Unis.

L’étude souligne que les consommateurs américains sont plus nombreux à remplacer les versions génériques des médicaments par les médicaments de la marque d’origine.

L’auteur de l’étude, Brett Skinner, attribue ces différences aux politiques canadiennes qui faussent, selon lui, le marché des médicaments vendus sur ordonnance.

M. Skinner affirme que les Canadiens ne profitent pas du marché libre qui permettrait de réduire les prix des médicaments génériques. Il estime que les politiques fédérales, provinciales et territoriales du Canada ont coûté aux consommateurs de 2,9 à 7,5 milliards $ en dépenses inutiles en raison du prix gonflé des médicaments génériques et d’une substitution inefficace des médicaments.

Il admet que des provinces comme l’Ontario et le Québec ont tenté de résoudre les problèmes que posent des politiques interventionnistes malavisées en introduisant d’autres politiques interventionnistes. Mais il ajoute que rien n’a réussi à faire baisser les prix.



17 commentaires

  1. Toubib 16 juin

    Ça me rend malade.

    Le système différent, c’est l’assurance médicament?

    Vive l’institut Fraser… Le prêblème est au niveau des négociateurs de prix…

  2. l’Horloger 16 juin

    Si quelqu’un a les données pour comparer avec le cas de la Nouvelle Zélande, ce pourrait être un meilleur comparatif. A se fier à ce papier, ca doit être encore plus cher la-bas…

    C’est un peu con, l’angle de cet article. Mias de fait, le ministère de la santé pourrait exiger les mêmes prix qu’ailleurs: on assure quand même la pérénité de la demande, chez nous…

  3. auroreboreale 18 août

    En tout cas, le message de Couillard est clair: malgré ce qu’il prétend, il a abandonne le public:

    http://auroreboreale.unblog.fr/2008/08/18/pas-de-cadeau-pour-le-prive/

  4. auroreboreale 9 novembre

    Le tour de la question:

    Votre santé vous préoccupera un jour ou l’autre…

    Il vaut mieux prévenir à peu de frais que guérir à des frais exorbitants !

    http://www.votezsante.com/

    Voyez la partie 1 du vidéo pour comprendre…
    http://www.youtube.com/watch?v=DwGhLeoEuCI

    Et n’oubliez la partie 2 pour comprendre qui est dernière pour vous…
    http://www.youtube.com/watch?v=desE-7iQgIE&feature=related

    Et rappelez-vous que Couillard est parti travailler au privé dans le domaine de la santé !

    À votre santé !

  5. Toubib 12 novembre

    http://www.ledevoir.com/2008/11/12/215606.html

    Lisez la démonstration mathématique de l’explosion des couts reliés à l’espace grandissant que le privé prend dans la sphère médicale.

    Exactement ce que démontre le document vidéo précédement cit.

    « En 2003, la CSST a versé des honoraires de 255,1 millions de dollars à des professionnels de la santé oeuvrant en secteur privé, ses plus importants clients étant des médecins spécialistes et des physiothérapeutes. Les années suivantes, elle a payé des factures au privé pour des montants sans cesse croissants qui sont passés de 277, 4 millions en 2004 à 345,6 millions en 2007. Total: près de 1,5 milliard en cinq ans.
    « 

  6. l’horloger 21 février

    Bolduc à la solution: pas de solution!

    « Au Québec, la médecine de corridor est là pour rester. Le gouvernement renonce désormais à prendre tout engagement visant à garantir aux Québécois qu’ils ne passeront jamais plus de 48 heures sur une civière dans une salle d’urgence.

    Il ne se fixe plus de cible de réduction, ni d’échéancier à respecter.

    Dans une entrevue à La Presse Canadienne, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, dit privilégier plutôt une approche basée sur la concertation avec les hôpitaux, sans obligation de résultats.

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200902/11/01-826390-la-medecine-de-corridor-est-la-pour-rester-previent-bolduc.php

  7. auroreboreale 23 février

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/02/23/003-sante-couts-rapport.shtml

    « Les coûts du système de santé canadien augmentent parce qu’on s’en sert de plus en plus, pas parce que la population vieillit.

    C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport du Conseil canadien de la santé (CCS) qui sera publié lundi.

    Intitulé « La valorisation de l’argent: Renforcer le système des soins de santé canadiens », le rapport du CCS déboulonne la croyance populaire qui impute le blâme aux personnes âgées.

    Le rapport du Conseil canadien de la santé précise que les Canadiens de tous les groupes d’âge utilisent davantage les services des divers réseaux de santé.

    De 1998 à 2007, les dépenses en santé au Canada sont passées de 84 à 160 milliards de dollars, indique le CCS.

    Les nombres de chirurgies, de traitements et de prescriptions comptent à eux seuls pour environ la moitié de la croissance des dépenses en santé.

    La croissance de la population représente 14 % de l’augmentation et l’inflation, 27 %.

    Le fait que les Canadiens vivent désormais plus vieux compte pour 11 % de cette croissance. »

  8. auroreboreale 23 février

    Une piste de solution, il me semble, susceptible de faire du bien. Qu’on augmente leur budget! De toute évidence, il est utile. Aussi bien augmenter sa capacité de réponse.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/02/23/001-info-sante-811.shtml

    « Le service téléphonique Info-Santé est victime de son succès, surtout depuis qu’il est logé au numéro direct 811.

    Près de 450 000 appels à Montréal l’an dernier, un record de 14 000 il y a deux semaines. Les infirmières qui répondent à toutes ces demandes sont débordées.

    Si l’objectif du service est de répondre à 90 % des appels en 4 minutes ou moins, il s’en éloigne de plus en plus. En 2005-2006, donc avant l’entrée en service du nouveau numéro 811, ce taux de réponse était de 74 %. En 2008, ce taux est passé à 58 %.

    Il oscille maintenant autour de 55 %. Lors de la période record d’il y a deux semaines, la durée moyenne d’attente était de sept minutes.

    Malgré tout, la responsable d’Info-Santé à Montréal, Rosane Lachance, affirme que la population a toujours un haut taux de satisfaction à l’égard du service, qui permet peut-être d’éviter des visites inutiles à l’urgence.

    Les infirmières ont tout de même reçu la consigne d’accélérer la cadence, ce qu’a déploré leur syndicat qui soutient que cela pourrait nuire à la qualité des réponses. Pour aller plus vite, il faudrait plus d’infirmières. Info-Santé doit déjà faire appel à des agences pour combler 20 % de ses quarts de travail, des postes qui ne sont toujours pas tous occupés.

    Le ministère de la Santé avait prévu lancer une campagne publicitaire pour faire connaître le 811. Mais cette campagne n’aura pas lieu pour le moment, pour prévenir une trop grande augmentation du volume d’appels.

    Info-Santé permet de parler à une infirmière 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour avoir une opinion professionnelle en cas de problème de santé, ou encore être dirigé vers la clinique la plus proche. »

  9. Aurore Boréale 5 mars

    Surprise! (…)

    PPP du CHUM: le privé veut une garantie financière

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200903/05/01-833797-ppp-du-chum-le-prive-veut-une-garantie-financiere.php

    Les consortiums en lice pour la construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) demandent une garantie financière de plusieurs centaines de millions de dollars au gouvernement, sous peine d’abandonner le projet.

    Si Québec se plie à cette demande, le principe de transfert de risques des partenariats public-privé (PPP) disparaîtra, selon le président du comité des politiques publiques de l’Association des économistes du Québec, Jean-Pierre Aubry. Dans ce contexte, M. Aubry se demande si le CHUM devrait vraiment être construit en PPP .

    Avec la crise économique, les consortiums impliqués dans la construction du CHUM sont incapables d’emprunter à long terme. Les compagnies d’assurances refusent d’assurer des prêts aussi considérables. «C’est absolument impossible d’emprunter sur 30 ans», a dit à La Presse un haut placé d’une société impliquée dans un consortium du CHUM.

    Pour protéger leur viabilité financière, les consortiums veulent que Québec leur paye une bonne partie des coûts de construction du CHUM dès la fin des travaux.

    La semaine dernière, le gouvernement a annoncé qu’il s’endettera de 75 millions pour payer le tiers des coûts de construction de la nouvelle salle de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) dès la fin des travaux.

    Dans le cas du CHUM, un hôpital de 772 lits dont les coûts de construction sont évalués à 1,1 milliard de dollars, les sommes à emprunter seront bien plus considérables. En Ontario et en Colombie-Britannique, le gouvernement a déjà payé de 20% à 50% du coût final. Québec pourrait donc devoir emprunter entre 240 et 600 millions de dollars pour payer le CHUM.

    Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, affirme que le gouvernement n’a pas l’intention pour l’instant de se plier aux demandes des consortiums. «Mais dans la vie, il faut savoir s’adapter. Donc il est toujours possible qu’il puisse arriver des événements qui fassent qu’on doive revoir notre projet, comme j’ai revu le projet au niveau de la construction. (…) Moi, je dis que tant qu’on n’a pas commencé à construire, il est possible de revoir les affaires», dit-il.

    L’économiste Pierre Hamel, de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), explique toutefois que le gouvernement n’a «pas de pouvoir de négociation devant les consortiums». «Les consortiums ne sont pas de mauvaise foi. Ils ne peuvent tout simplement pas emprunter. Ils vont abandonner le projet si le gouvernement ne paie pas», dit-il.

    Déjà, la compagnie Babcock and Brown s’est retirée du projet du CHUM à cause de difficultés financières. Aucun remplaçant n’a encore été trouvé.

    En Grande-Bretagne, le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il versera 13 milliards de livres en garantie dans le cadre de différents projets de PPP. La crise économique ayant affaibli les compagnies, le gouvernement est dans l’obligation de financer les projets, sous peine de les voir avorter.

    Un PPP inutile

    La ministre des Finances du Québec, Monique Jérôme-Forget, a toujours plaidé que l’un des principaux avantages des PPP est que le gouvernement n’a pas à emprunter et que le risque est transféré au privé.

    «Mais si le gouvernement accepte d’emprunter et de faire un paiement au consortium à la fin des travaux, le principe du transfert de risque tombe», dit M. Aubry.

    Vu la complexité du projet, décider de construire le CHUM en PPP est une erreur magistrale, selon plusieurs intervenants questionnés par La Presse. «Ça n’a pas de bon sens. Le risque qui est transmis au privé est bien trop gros», confie notre source.

    Pour M. Hamel, un autre argument allant contre le projet du CHUM en PPP est le manque d’adaptabilité du futur hôpital.

    Le PPP du CHUM prévoit qu’un consortium privé emprunte de l’argent et construise l’hôpital. «Le consortium reste ensuite propriétaire pour 30 ans et le gouvernement paye un loyer sur cette durée», dit M. Aubry.

    Durant cette période de location, le gouvernement aura beaucoup de peine à effectuer des améliorations dans le bâtiment. «On devra demander la permission au consortium. Le gouvernement sera dépendant et pourrait en payer le prix», dit M. Hamel.

    «On aurait dû apprivoiser les PPP avec des projets plus petits», ajoute notre source.

    Pour M. Hamel, «il n’est pas trop tard pour abandonner le mode de construction en PPP». «Le chantier serait déjà lancé si on était en mode conventionnel, dit-il. Et si on change d’idée, le CHUM sera construit plus vite que si on reste en PPP.»

    La grogne contre la construction du CHUM en PPP commence à voir le jour au Québec. La Dre Marie Goulet, du groupe Médecins québécois pour un régime public (MQRP), a annoncé à La Presse qu’une coalition formée de plusieurs syndicats et de groupes de pression tiendra une conférence de presse dimanche pour dénoncer le PPP du CHUM.

  10. Horloger 9 mars

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2009/03/06/001-chum_consortium.shtml

  11. Horloger 9 mars

    Au cours d’une réunion extraordinaire, le conseil d’administration du CHUM se prononcera ce soir sur une motion demandant officiellement au gouvernement Charest d’autoriser l’appel de propositions. Mais hier, un membre du CA, Philippe Côté, s’est plaint du manque de transparence de la direction de l’établissement.

    «On devra prendre une décision importante alors que les documents ne seront déposés que séance tenante. On n’aura pas débattu du bien-fondé de recourir au PPP ou non, on ne nous a pas fourni d’éléments de comparaison», critique M. Côté, l’un des deux représentants de la population au CA.

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200903/09/01-834476-des-medecins-sopposent-au-ppp-du-chum.php

  12. toubib 22 juillet

    Rien pour aider:

    Le gouvernement du Québec élargira de façon importante le rôle des cliniques chirurgicales privées dès le 30 septembre prochain. Il est essentiel de repenser et de réévaluer cet élargissement parce qu’il aggravera les problèmes d’accès aux chirurgies avec lesquels trop de Québécois sont déjà aux prises.

    Cet élargissement rendra de plus en plus difficile l’accès pour deux raisons. D’une part, il réduira la disponibilité des services chirurgicaux dans les hôpitaux publics. Certaines chirurgies importantes seront transférées vers les cliniques privées ; de plus en plus, le remplacement des genoux et des hanches, par exemple, se fera dans ces cliniques, pas dans les hôpitaux publics. D’autre part, quand les patients iront dans les cliniques privées, la plupart d’entre eux seront obligés de payer des honoraires pour des soins qui sont assurés par le réseau public à l’heure actuelle.

    L’élargissement concerne les centres médicaux spécialisés (CMS), des cliniques chirurgicales privées créées par Québec en 2006. Il y en a deux types, les « CMS participants » pour les médecins participants au système public et les « CMS non participants » pour les médecins non participants au système. Seuls les « CMS participants » reçoivent du financement public.

    Les deux problèmes d’accès ont leur source dans la volonté gouvernementale d’élargir en priorité le rôle et l’importance des « CMS non participants ». Ce deuxième type de CMS peut déterminer les honoraires que ses patients doivent payer.

    Accès réduit aux chirurgies en milieu hospitalier

    On transférera certaines chirurgies des hôpitaux aux CMS de deux façons. Premièrement, un règlement octroie plus de chirurgies aux CMS dès cet automne. Les types de chirurgies permis dans les CMS passeront de 3 à au moins 56. De plus, un hôpital pourrait offrir une telle chirurgie seulement si elle est mentionnée dans le cadre de sa mission, qui doit être approuvée par le ministre. Ce dernier pourra se servir de ce nouveau pouvoir pour limiter la concurrence hospitalière et ainsi privilégier les CMS privés.

    Ce règlement stipule aussi que, parmi les 56 chirurgies permises dans les CMS, seuls les « CMS non participants » auront le droit de faire celles qui exigent un hébergement postopératoire d’une durée habituelle de plus de 24 heures. Le règlement octroie explicitement aux « CMS non participants » l’exclusivité des remplacements des hanches et des genoux ; les « CMS participants » n’ont pas le droit d’en faire.

    Deuxièmement, le projet de loi 34, adopté le 18 juin, ouvrira la porte aux médecins « participants » pour qu’ils puissent travailler aussi dans les « CMS non participants ». Bien que maintenant il ne permette qu’à un nombre limité de médecins de le faire, ce changement établira un précédent qui risque d’en intéresser beaucoup d’autres. Une enquête récente de l’Institut économique de Montréal a constaté qu’une majorité des spécialistes souhaite partager son temps entre le système public et les « CMS non participants ».

    Avec ce changement, les médecins « participants » pourront profiter de la possibilité de gagner davantage, parce qu’ils pourront recevoir de leurs patients en CMS des honoraires plus élevés que ceux qu’ils reçoivent du gouvernement pour des chirurgies en milieu hospitalier. Il sera donc plus rentable pour eux de réduire leur disponibilité en pratique hospitalière au profit des CMS, d’autant plus que la loi 34 leur offre beaucoup de latitude quant aux heures qu’ils seront tenus d’offrir dans les centres hospitaliers.

    Quand les chirurgiens réduisent leurs heures à l’hôpital, il n’y a aucune assurance contre l’allongement des listes d’attente. Il est fort probable que les heures des chirurgiens qui continueront à oeuvrer à l’intérieur des hôpitaux seront insuffisantes pour satisfaire la demande des chirurgies en milieu hospitalier.

    De plus, les chirurgiens auront intérêt financièrement à promouvoir l’utilisation de leur CMS. Si les médecins prétendent que l’attente sera très longue pour une chirurgie en milieu hospitalier, des patients qui auraient préféré être traités à l’hôpital se résigneront à subir la chirurgie dans un CMS.

    Honoraires à verser pour beaucoup d’usagers des CMS

    On fera donc davantage de chirurgies dans les CMS, où beaucoup de patients devront s’attendre à payer des honoraires, et ce, même si les chirurgies auraient été couvertes par le régime public si elles étaient faites dans un hôpital. Dans le cas des « CMS non participants », qui reçoivent peu ou pas de financement public, les patients paient normalement tous les honoraires. Par contre, les « CMS participants » reçoivent du financement public. En conséquence, sous certaines conditions, le gouvernement y paie les chirurgies entièrement ; si ces conditions ne sont pas remplies, les patients de ces cliniques doivent payer des honoraires.

    Des patients, surtout ceux qui ont des revenus élevés, choisiront des CMS afin d’éviter les longues attentes des hôpitaux. D’autres patients qui utiliseront ces cliniques n’auront que peu de choix. Même si leurs chirurgies étaient offertes à leur hôpital, l’attente pourrait y être longue, en partie parce que des chirurgiens rattachés à cet hôpital travailleront plusieurs heures dans des CMS. Lorsque les divers types de chirurgies ne peuvent être réalisées dans les délais établis par le ministre, l’hôpital doit offrir au patient la possibilité d’être traité ailleurs. Cependant, si la solution est un CMS, la loi n’exige pas que le gouvernement paie pour tous les honoraires facturés au patient.

    Si la chirurgie n’est plus offerte à l’hôpital du patient et que son chirurgien recommande un CMS, il sera difficile pour le patient de trouver un autre hôpital afin d’éviter les honoraires exigés par le CMS.

    Les Québécois paieront les honoraires des CMS de leurs poches ou avec une assurance privée pour tous les services des « CMS non participants » et les services qui ne sont pas assurés publiquement des « CMS participants ».

    Les CMS : des impacts indésirables

    L’élargissement du rôle des CMS profitera à leurs propriétaires, aux médecins qui y travaillent, aux patients qui préfèrent payer pour un accès plus rapide à la chirurgie et aux compagnies d’assurance. Mais nous venons de voir que les CMS créent deux problèmes d’accès pour d’autres. L’accès équitable aux soins de santé sera compromis, car souvent l’accès aux services des CMS ne sera pas basé sur les besoins des patients, mais plutôt sur leur capacité de payer. Or, depuis 40 ans, promouvoir l’accès équitable est un principe de base de la politique québécoise de la santé.

    De plus, les preuves disponibles ne nous permettent pas d’affirmer que l’élargissement du rôle des CMS améliorera la qualité des soins ou l’efficacité de notre système de santé. D’autres provinces ont constaté que des cliniques privées étaient plus coûteuses que les hôpitaux.

    On prétend que ces cliniques sont nécessaires afin de réduire le temps d’attente pour les chirurgies. Mais il y a d’autres façons de le réduire. Ailleurs, une meilleure gestion du système de soins a permis la réduction du temps d’attente, sans pour autant élargir le rôle des cliniques privées. De plus, les dépenses pour les soins de santé pourraient, à la limite, être augmentées, car la dépense gouvernementale québécoise par personne pour les services de soins est beaucoup moindre que partout ailleurs au pays.

    En effet, l’objectif principal du gouvernement ici n’est pas la réduction du temps d’attente, mais plutôt de favoriser les « CMS non participants » avec leurs propriétaires privés et leur financement privé. Notez que les remplacements de hanches et de genoux et certaines autres chirurgies seront permis seulement dans les « CMS non participants ». Si le seul but du gouvernement était la réduction de l’attente, il permettrait ces chirurgies dans les « CMS participants », où les patients paieraient des honoraires moins élevés, si honoraires il y a. Ces cliniques devraient aussi fournir la même qualité de soins et être aussi efficaces que les « CMS non participants ».

    En raison des problèmes d’accessibilité que les « CMS non participants » engendrent, leur rôle ne doit pas être élargi. Si le gouvernement insiste sur la place des cliniques privées, il se doit de les financer. De plus, avant qu’il n’encourage leur développement, le gouvernement doit déterminer si de telles cliniques amélioreront le système de soins. Pour ce faire, il sera nécessaire d’évaluer un petit nombre de cliniques financées publiquement qui offrent les trois types de chirurgies autorisées actuellement dans les CMS.

    ***

    Terry Kaufman, Expert-conseil, Gestion des services de santé

    Lee Soderstrom, Département des sciences économiques, Université McGill

    http://www.ledevoir.com/2009/07/22/259912.html

  13. Bonhomme Carnaval 9 août

    Et ben bravo!

    Avortement – Une logique soviétique

    Privé? Publique? Ni un ni l’autre! Ou encore: le pire des deux systèmes…

    http://www.ledevoir.com/2009/08/08/262069.html

    Il arrive souvent que la technocratie défie la logique. Le dernier exemple en lice est cette décision du ministère de la Santé d’obliger les cliniques d’avortement privées à se transformer en véritables salles d’opération entièrement stériles au lieu des actuelles salles d’interventions plus conviviales, sous prétexte de l’entrée en vigueur, en juin dernier, de la loi 34. À cause de ces exigences jugées excessives dans le cas des interruptions de grossesse, des cliniques aussi respectables que l’Alternative annoncent qu’elles fermeront leurs portes bientôt.

    À l’heure actuelle, les cliniques d’avortement du réseau privé effectuent 5000 interventions par année, soit 18 % de toutes les interventions. À elle seule, l’Alternative reçoit plus de 1000 femmes, qui devront dorénavant aller ailleurs. Et elle n’est pas la seule qui menace de fermer. Or, comme le même ministère fixe des quotas annuels d’interventions à chaque clinique (autre bêtise soviétique que ces quotas budgétaires qui ne respectent pas les besoins!), comme les hôpitaux et les CLSC sont toujours aussi débordés, et que le temps d’attente est de plus en plus long, la nouvelle norme a toutes les allures d’une intrusion directe dans la vie des femmes.

    Rappelons qu’à l’origine, la loi 34 avait pour but d’encadrer les cliniques à la suite de la décision du gouvernement Charest d’accorder davantage de place au privé en santé. Certains événements, dont le décès d’une femme d’affaires connue lors d’une intervention de chirurgie plastique, avaient conduit Québec à étendre l’imposition de nouvelles normes à toutes les cliniques existantes. Le problème, c’est qu’en matière d’avortement, ces normes seraient désormais beaucoup plus restrictives pour les cliniques privées que pour les CLSC, et même que pour les hôpitaux. On aurait voulu réduire l’accès à ce service qu’on ne s’y serait pas pris autrement!

    Lors de sa présentation, le projet de loi 34 avait suscité bien des objections parce qu’il était perçu comme un moyen de favoriser le privé au détriment du secteur public. Or, dans le cas de l’avortement, c’est grâce à l’entêtement du mouvement féministe et de quelques médecins de pratique privée, comme le Dr Morgentaler, si les femmes ont eu accès à l’avortement, les gouvernements y étant farouchement opposés. Si les nouvelles mesures adoptées par le ministère de la Santé ont aujourd’hui pour conséquence de réduire le nombre de cliniques d’avortement privées, Québec a l’obligation politique de combler le déficit créé par son intervention en ouvrant autant de places rapidement dans le secteur public. Comme il en est incapable, il doit revenir sur sa décision et faire savoir aux cliniques qui ont toujours rempli leur mission de façon sûre et conviviale pour les femmes qu’elles peuvent continuer d’offrir leurs services en toute quiétude.

  14. Bonhomme Carnaval 9 août

    Pendant que j’y suis:

    Entente de mobilité de la main d’oeuvre avec l’Ontario:

    L’entente sur la mobilité professionnelle signée ce printemps était un geste essentiellement politique. Québec n’était pas prêt à faire face aux conséquences plus graves en santé que dans les autres secteurs. Et le pire pourrait être devant nous.

    Jean-Robert Sansfaçon

    http://www.ledevoir.com/2009/08/06/261784.html

    France-Québec : le seul espoir ?

    Selon Édith Mauguière, une omnipraticienne diplômée en France, c’est là où le bât blesse. « Je me rends bien compte qu’il y a des endroits où il y a de réels besoins. Mais moi, je suis venue travailler à Montréal. Si on m’envoie en région, je repars en France », explique cette mère de famille mariée à un Québécois. Pour soulager la pénurie, elle propose de reconnaître automatiquement la formation prédoctorale des étudiants français et de les admettre directement en résidence sans qu’ils aient à passer une panoplie d’examens. « Ça, ça pourrait aider. Mais le Collège des médecins ne le fera jamais », a-t-elle soupiré. « Est-ce qu’on est capable de se dire qu’on vit vraiment dans un monde mondialisé ou bien reste-t-on chacun chez soi ? »

    Lisa-Marie Gervais

    http://www.ledevoir.com/2009/08/08/262075.html

  15. Horloger 11 août

    sur les ententes de mobilité de la main d’oeuvre:

    « La raison est davantage à chercher dans le maintien des privilèges acquis chez les médecins et dans le contrôle des coûts de la santé du côté du gouvernement. »

    Daniel Jagodzinski, in le Devoir; lettres,

    http://www.ledevoir.com/2009/08/11/262351.html

  16. auroreboreale 17 octobre

    Ce que je ne comprends pas, la dedans, c’est le rôle du fédéral. Comment ca que je dis qu’ils fouttent toujours la merde? C’est pas moi qui le dit, cette fois!

    Le Dossier santé vogue vers la catastrophe

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/200910/02/01-907654-le-dossier-sante-vogue-vers-la-catastrophe.php

    Denis Lessard
    La Presse

    (Québec) L’ambitieux projet d’informatisation des dossiers médicaux pour tous les Québécois vogue vers la catastrophe. Lancé en 2006, le Dossier santé Québec (DSQ), actuellement le plus important mandat informatique dans l’ensemble du gouvernement du Québec, devait s’étendre sur quatre ans, et se terminer en juin 2010.

    À la fin de 2009, le tiers du travail seulement est réalisé – Ottawa devait payer 300 des 563 millions de dollars que coûtera le projet. Or jusqu’ici le fédéral a versé 92 millions des sommes provenant du fonds Infoway, un reflet fidèle de l’état d’avancement du dossier.

    Le scepticisme de tout le réseau de la santé par rapport à ce projet est apparu clairement hier matin. Après sa présentation devant les dirigeants d’établissement, au congrès annuel de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), le sous-ministre Bernard Lefrançois s’est fait demander publiquement «Y a-t-il un pilote dans l’avion?». «C’est moi maintenant», a-t-il répliqué, surpris.

    M. Lefrançois venait d’annoncer que le Ministère avait décidé de reprendre la maîtrise d’oeuvre de ce projet complexe, attribué depuis le début à un groupe, important, de consultants informatiques – plus d’une centaine de «ressources externes» à temps plein, dont les moins bien rétribués gagnent 100$ l’heure, a appris La Presse.

    Au surplus, le haut fonctionnaire avait annoncé que le projet qui se voulait «global» à l’origine, allait être scindé en quatre modules distincts, des bases de données moins complexes.

    Or, trois ans plus tôt, sur la même tribune, son prédécesseur avait expliqué que c’était précisément pour accélérer les choses que le gouvernement avait décidé de largement faire appel aux consultants privés dans ce dossier.

    Mercredi, le sous-ministre de la Santé, Jacques Cotton, avait eu bien du fil à retordre avec le critique péquiste à la Santé, Bernard Drainville, à la commission parlementaire de l’Administration publique réunie pour faire le suivi de la «vigie» décrétée par le vérificateur général pour ce projet problématique.

    Fini l’échéancier…

    Sans détour, le vérificateur Renaud Lachance a rappelé que la base de données était destinée à 95 000 utilisateurs (médecins, infirmières et pharmaciens), dans tout le réseau de la santé, à l’origine. Or, même un an après l’échéance prévue, elle ne rejoindra que 5500 utilisateurs, dans seulement 5 des 18 régions du Québec.

    Le Ministère promet de rejoindre 37 000 professionnels, mais ne donne aucun échéancier pour cette cible, constate le vérificateur. Renaud Lachance souligne aussi que les budgets n’ont jamais été réévalués pour tenir compte des échéanciers transgressés. À Québec, un projet pilote devait être terminé à la fin de juin. Or, rien ne fonctionne comme prévu, et il a fallu ajouter une «seconde phase» à ce projet, qui reporte l’échéance d’un an.

    Au début de 2008, La Presse avait révélé des irrégularités dans l’attribution de gigantesques contrats, dans le cadre de ce projet – par exemple, un contrat de plus de 100 millions avait été attribué à une filiale de Bell, seule soumissionnaire après que ses concurrents eurent été éliminés pour des raisons techniques. Par la suite, le vérificateur avait sévèrement blâmé le ministère de Philippe Couillard.

    Cet été, après des mois de critiques du vérificateur, le ministre Bolduc a décidé de changer la «gouvernance» du projet. Issus du secteur privé, le consultant André Simard et une demi-douzaine de ses collaborateurs ont été mis sur une voie de garage. Depuis l’été, bon nombre de ces contrats de consultants n’ont pas été renouvelés une fois terminés.

    Selon le ministre de la Santé, Yves Bolduc, «le projet va bien… contrairement à la perception». Il contredit le vérificateur général; il était prévu dès le début que le projet pilote serait prolongé. «On se rend compte qu’il y a des retards… j’avais dit 2011, cela peut être à la fin de 2010», précise le ministre.

    En commission parlementaire, le sous-ministre avait soutenu que la banque de données serait disponible partout en 2011, mais «selon une géométrie qui pourrait varier selon la région». Pour lui, le niveau de débours d’Ottawa ne témoigne pas de l’avancement du dossier; des débours importants sont à prévoir au moment de la diffusion du logiciel, une opération qui se fera rapidement, explique-t-il.

    «On s’en va dans le mur»

    Certains des quatre volets ont bien fonctionné, l’informatisation de l’imagerie médicale est avancée. La base de données sur l’utilisation des médicaments est aussi en bonne voie. Devant la commission, mercredi, le sous-ministre Cotton expliquait candidement qu’il était «apparu nécessaire d’inverser l’approche globale» et de présenter plutôt «un portefeuille de projets».

    Selon Bernard Drainville, critique péquiste à la Santé, «c’est bien évident que ce projet s’en va direct dans le mur. Bientôt on va parler d’un CHUM informatique». «On nous avait promis une auto fonctionnelle, on se retrouvera avec des pneus et des pièces détachées», résume-t-il. Depuis des mois, M. Drainville soutient que projet va dépasser le milliard, «il n’y a plus d’échéancier précis et, à partir de ce moment, cela devient un bar ouvert», prévient-il. Il salue la décision de «sortir les consultants externes pour reprendre le contrôle du projet».

    En entrevue à La Presse, la présidente de l’AQESSS, Lise Denis, a reconnu que tout le réseau était perplexe devant cette aventure. Le DSQ a été lancé essentiellement parce qu’il y avait des fonds fédéraux disponibles, «s’il n’y avait pas eu d’argent fédéral, je ne suis pas certaine qu’on aurait commencé par là. C’est parti d’en haut vers le bas», déplore-t-elle.

  17. Horloger 19 novembre

    Ca aurait pas un lien ca aussi?

    Centres hospitaliers universitaires – L’Agence des PPP a faussé les analyses

    http://www.ledevoir.com/societe/sante/277551/centres-hospitaliers-universitaires-l-agence-des-ppp-a-fausse-les-analyses

    Québec — Au regard des deux projets des centres hospitaliers universitaires de Montréal, le gouvernement Charest s’est fié à des analyses faussées par l’Agence des partenariats publics-privés (PPP) pour choisir le mode PPP au lieu du mode conventionnel, a établi le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance. Si les analyses avaient été «réalistes», le mode conventionnel aurait pu l’emporter.

    C’est le constat que fait le vérificateur général dans le chapitre 5 du tome II de son rapport qu’il a déposé, hier, à l’Assemblée nationale. Renaud Lachance s’était donné pour tâche de s’assurer que les analyses de la valeur ajoutée, fournies par l’Agence des PPP, permettaient de conclure «avec rigueur» que le mode PPP était avantageux pour la construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et du Centre de santé de l’Université McGill (CUSM), des projets qui totalisent 5,2 milliards. Ce n’est pas le cas.

    Les analyses produites par l’Agence des PPP, alors dirigée par Pierre Lefebvre, un adepte des PPP, pour le CHUM et le CUSM, sont basées sur des «hypothèses [qui] ne sont pas appropriées et [qui] accentuent de manière exagérée l’écart en faveur du mode PPP». Le mode traditionnel entraînerait des coûts supérieurs au mode PPP de l’ordre de 24 % pour le CHUM, et de 17 % pour le CUSM, selon les analyses. Or ces chiffres sont invalidés par le vérificateur, qui juge que les analyses «ne permettent pas de soutenir la conclusion» au profit des PPP.

    «Certaines modifications aux hypothèses de départ réduisent de façon importante l’écart positif favorable au PPP, et peuvent même l’inverser. Dans ces cas, nous pourrions conclure que le mode traditionnel aurait pu être choisi pour la réalisation du projet», affirme le vérificateur général.

    Qui plus est les firmes d’experts-comptables, comme PricewaterhouseCoopers, engagées par Pierre Lefebvre pour préparer les dossiers d’affaires et réaliser les analyses, étaient à la botte de l’Agence des PPP, désignée par le vérificateur sous le vocable «PPP Québec». Encaissant des millions pour leurs services, ces firmes «n’ont pas agi comme des experts indépendants ayant pour objectif de critiquer et de remettre en question les hypothèses posées par PPP Québec, qui les recrutait», écrit Renaud Lachance.

    «Somme toute, la recommandation de réaliser les projets en mode PPP et par la suite de passer à l’étape des appels d’offres a eu lieu sans réelle analyse critique experte et indépendante de la qualité des dossiers d’affaires ni approbation officielle par les CHU», note le vérificateur. C’est contraire à la pratique au Royaume-Uni, en Australie ou en France, pays qui se sont tous dotés de mécanismes de révision indépendante des dossiers de PPP.

    L’Agence des PPP n’est pas critique par rapport aux hypothèses retenues. «PPP Québec ne peut exercer un rôle de critique indépendant en même temps qu’elle participe de si près à la préparation des analyses de la valeur ajoutée», juge Renaud Lachance.

    Aussi, plusieurs des hypothèses retenues par l’agence font pencher la balance en faveur du mode PPP. La plus importante distorsion consiste à gonfler indûment les déficits d’entretien du secteur public, ce qui retranche une valeur de 9,4 milliards à la fin des 30 ans que durent les contrats de PPP. L’État entretiendrait si mal les CHU qu’ils ne vaudraient pratiquement plus rien à terme, soutenait l’agence. Ces déficits d’entretien «ne sont pas réalistes» et comptent pour la moitié de l’écart favorable aux PPP, tranche M. Lachance.

    L’Agence des PPP a également utilisé un taux d’actualisation (qui détermine ce que vaudra demain le dollar dépensé aujourd’hui) trop élevé (8 %), alors qu’un taux d’actualisation de 6,5 % est utilisé pour les autres projets de PPP du gouvernement, comme les autoroutes 25 et 30, et la salle de l’Orchestre symphonique de Montréal.

    De plus, le vérificateur général signale que les analyses de l’agence ne font pas l’objet de ce qu’on appelle dans le jargon des «analyses de sensibilité», c’est-à-dire établir des scénarios en fonction des variations possibles dans les hypothèses, un élément essentiel à fournir aux décideurs.

    Joint hier, l’ancien président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, qui n’avait pas lu le rapport de M. Lachance, a cependant minimisé l’importance des analyses qu’a produites l’organisme. «Le directeur exécutif devait porter un jugement indépendant et il le portait en acceptant l’analyse», a-t-il avancé. «Mon seul message, c’est que ça fait partie d’un exercice où une multitude de gens pour qui travaille l’agence ont dû dire: « Oui, ça me paraît raisonnable, oui, ça va de l’avant ».»

    Selon ce raisonnement, même si les analyses ont été faussées, le fait qu’elles aient été acceptées par tout le monde les rend valables, et personne n’est responsable.

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