Quand Sarkozy enterre de Gaulle

Le Monde

Jean-François Lisée
C’était plus fort que lui. Il ne pouvait pas se taire. C’est en répondant à un journaliste et en affirmant son amitié constante envers le Canada que le président français a affirmé que, « franchement, s’il y a quelqu’un qui vient me dire que le monde aujourd’hui a besoin d’une division supplémentaire, c’est qu’on n’a pas la même lecture du monde ». Une division supplémentaire, donc l’indépendance du Québec. Lâchant le morceau, se libérant du carcan diplomatique que lui avaient imposé ses conseillers et son aile gaulliste, il a précisé que la France « est un pays qui rassemble et non pas qui divise ». Avant d’ajouter : « Je ne dois pas être le seul à penser ce que je viens de vous dire. »

 

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La pauvreté en crise

Radio-Canada

Les enfants et les immigrants sont laissés pour compte au Canada.

Telles sont les deux principales conclusions de Signes vitaux Canada 2008. Ce rapport annuel sur la qualité de vie est publié par les Fondations communautaires du Canada (FCC). Il s’est aussi penché sur la scolarisation des Canadiens et sur leur intérêt pour les arts.

Objectif zéro: dans 43 ans

1,6 million d’enfants ou 23,1 % des petits Canadiens vivaient dans la pauvreté en 2006.

Selon le rapport Signes vitaux, c’est presque la même proportion qu’en 1989, quand Ottawa s’est engagé à éliminer la pauvreté avant l’an 2000. Au rythme actuel de la lutte contre la pauvreté, il faudrait encore 43 ans pour réaliser cet objectif, selon les FCC.

« Le niveau de pauvreté chez les enfants n’a pas changé depuis 20 ans. Nous n’avons simplement pas réussi à faire évoluer la situation », a déclaré la présidente et chef de la direction des FCC, Monica Patten.

Mme Patten a tenu à préciser que la publication du document n’était pas prévue pour coïncider avec la campagne électorale fédérale.

Elle a ajouté que les FCC étaient une organisation non partisane, et qu’il n’était pas question pour elle de commenter une plateforme politique quelconque.

Néanmoins, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ils démontrent qu’à titre de pays, nous n’en faisons pas assez pour lutter contre la pauvreté.

— Monica Patten, présidente et chef de la direction des FCC
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Le capitalisme en crise… II

Les effets de la déréglementation

Outre la responsabilité des institutions financières de Wall Street et des autres bourses qui reste à définir, celle des pouvoirs publics suscite bien des interrogations. Auraient-ils pu éviter cette crise?

Radio-Canada.ca se penche sur les responsabilités de chacun.

Le système?

Selon le financier George Soros, le système pourrait éclater, conséquence de l’idéologie du laisser-faire et de l’autorégulation qu’il qualifie d’« intégrisme de marché ». Il estime, dans un entretien au quotidien français Le Monde, que les autorités de contrôle ont « laissé se développer un marché du crédit monstrueusement étendu ».

Une accusation que Jean Boivin, professeur à l’Institut d’économie appliquée à HEC Montréal, nuance: « Dans un monde où de nouveaux outils financiers sont introduits, qu’on comprend à l’usage, c’est difficile d’imaginer comment arriver à réglementer tout ça », explique-t-il.

Il ajoute que « la banque centrale doit rester isolée de toute pression politique », même si « les lignes peuvent devenir floues en temps de crise ».

Pour Jacques Généreux, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris et auteur de La Dissociété, l’État américain paie le prix de la déréglementation. « Ce n’est pas la finance qui est devenue folle, c’est l’État américain qui l’est. Il l’a laissée prospérer et elle risque de tout emporter! Il joue l’État pompier, alors que c’est lui l’incendiaire », a-t-il déclaré au quotidien Libération.
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Les mammifères en crise

Radio-Canada
Le recensement le plus complet à ce jour de la situation des espèces mammifères confirme qu’elles font face à une crise majeure, rapporte l’Union mondiale pour la nature (UICN).

L’organisation affirme en effet que la moitié des espèces de mammifères est en déclin, et que le tiers est menacé d’extinction.

Ainsi, sur les 5487 espèces recensées, 1141 sont en danger de disparition.

La situation réelle pourrait être pire, puisque l’UICN manque d’information pour classer 836 espèces.

En réalité, le nombre de mammifères menacés d’extinction pourrait atteindre 36 %.

— Jan Schipper, UICN
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« Either you don’t care or you are incompetent. Which is it? »

Le débat des chefs, prise deux. Vos commentaires.

Nouvelle à la cbc.



Débat des chefs: « Harper is a Fraud! », dixit May

On s’en parle? Je donne la citation du débat à May. La parole de la raison à Duceppe. Et le prix citron à Harper. Pour l’ensemble de son oeuvre.

L’aurore Boréale
Radio-Canada

Les chefs ont répondu à trois questions économiques. M. Harper assure que la décision prise par son gouvernement de réduire les impôts constitue la bonne solution. Il souligne que le Canada dégage des surplus économiques et ajoute que l’économie canadienne est plus solide que celle des États-Unis. Selon lui, 800 000 emplois ont été créés au Canada depuis l’arrivée de son parti au pouvoir. Il considère aussi avoir investi dans les secteurs manufacturier, forestier et automobile.

Le défi est de rester sur la bonne voie: s’assurer de baisser nos taxes et nos impôts.

— Stephen Harper
Il a, au passage, rejeté l’idée d’instaurer une nouvelle taxe, ce qui détruirait l’économie, selon lui.

Les chefs des autres partis lui ont tous reproché le laisser-faire économique. Stéphane Dion affirme détenir un plan. Il veut notamment consulter les agences de réglementation, afin d’obtenir leurs recommandations pour protéger l’épargne dans les 30 jours suivant le vote. Il envisage aussi de consulter des institutions économiques indépendantes, afin d’évaluer la situation et d’adopter un énoncé de mesures fiscales pour stimuler l’emploi et l’économie.

M. Dion estime que le gouvernement conservateur a hérité d’une situation économique enviable, mais qu’il l’a affaiblie. Il a déclaré que le Canada avait la croissance économique la plus faible du G8 et que la productivité était en baisse.

Vous [M. Harper] ne croyez pas au rôle du gouvernement dans l’économie.

— Stéphane Dion
Jack Layton soutient, de son côté, que le gouvernement Harper a baissé les taxes des pétrolières. Il estime que M. Harper propose des politiques identiques à son homologue américain, George W. Bush, et prône une meilleure réglementation du secteur financier.

Les réductions d’impôt pour les pétrolières et les banques ne sont pas bonnes pour le Canada.

— Jack Layton
Elizabeth May, du Parti vert, estime que « les fondements de l’économie sont plus faibles à cause de M. Harper » et que ses décisions ont fait mal au secteur manufacturier.

On doit faire un changement économique plus vert, plus durable et plus prudent.

— Elizabeth May
Enfin, Gilles Duceppe croit que le premier ministre sortant « est en rupture avec le Québec ». Il reproche (une nouvelle fois) à son adversaire d’avoir favorisé les pétrolières au détriment du secteur manufacturier du Québec.

Deux visions s’affrontent: celle de M. Harper et celle du Québec.

— Gilles Duceppe



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