Le Parlement est roi !

Le Devoir
S’il y avait vote de censure, Mme Jean devrait inviter l’opposition à former un gouvernement
Les événements qui secouent Ottawa depuis le mois de décembre ont révélé qu’une très grande proportion des Québécois et autres Canadiens connaissent mal les règles de notre démocratie constitutionnelle. Un récent sondage Ipsos Reid a même démontré que 70 % des Québécois croient erronément que les citoyens élisent directement le premier ministre. Nous avons donc cru qu’il serait utile de clarifier pour le public les règles régissant le choix des membres du gouvernement dans notre système politique actuel.

Le premier ministre n’est pas élu directement. La gouverneure générale, à la suite d’élections, demandera normalement au chef du parti ayant obtenu une majorité de sièges à la Chambre des communes de devenir premier ministre. Par la suite, le premier ministre choisira habituellement les membres de son cabinet (les ministres) parmi les députés de son parti. En vertu du principe de gouvernement responsable, le premier ministre et son cabinet ne peuvent gouverner légitimement sans jouir en tout temps de la «confiance» (l’appui d’une majorité des députés) de la Chambre des communes. Puisque notre Constitution ne prévoit pas l’élection directe du premier ministre et de son cabinet, ceux-ci doivent en tout temps pouvoir s’appuyer sur une majorité des députés élus à la Chambre des communes. Dans notre système parlementaire, c’est précisément cet appui qui donne au gouvernement sa légitimité démocratique; sans cet appui, le gouvernement n’en a aucune puisque lui-même n’est pas élu.
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Et on nous demande de ne pas devenir cyniques…

Me semblais que c’était pas conservateur, les déficits… Pis que c’était pour l’an prochain, il y a à peine quelques mois…

C’est aussi bon que l’Affaire de Rio Tinto, ça… De la transparence, mes amis, de la transparence!

 Vers un déficit de 34 milliards

Radio-Canada
Après plus d’une décennie de surplus budgétaire, le gouvernement conservateur s’apprête à déposer un budget déficitaire de 34 milliards de dollars pour la prochaine année financière.

C’est ce qu’a déclaré jeudi un haut responsable au bureau du premier ministre aux journalistes de la colline du Parlement, à Ottawa.

Selon ce collaborateur de Stephen Harper qui a requis l’anonymat, le déficit s’élèvera à 30 milliards de dollars pour l’année 2010-2011. Le retour aux surplus budgétaires n’est prévu que dans cinq ans.

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Enfin, quelqu’un qui se réveille

 Le commissaire sonne l’alarme

Radio-Canada
Le commissaire à l’information du Canada critique une nouvelle fois le gouvernement fédéral pour son manque de transparence.

Jeudi, Robert Marleau a affirmé que les Canadiens en savaient moins que jamais sur les décisions d’Ottawa. Le commissaire soutient qu’il y a de moins en moins d’informations rendues publiques en raison du contrôle qu’exerce le gouvernement sur l’appareil bureaucratique. Selon lui, la situation est « alarmante ».
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Barack Obama décrète la fermeture du centre de détention de Guantanamo d’ici un an

Le Monde, d’après afp
Le président américain a décrété, jeudi 22 janvier, la fermeture du centre de détention de Guantanamo d’ici un an. Le camp, qui compte actuellement 245 détenus, avait été ouvert sur la base militaire de Cuba après les attentats du 11 septembre 2001 pour détenir ce que l’administration Bush classait comme des « combattants illégaux ». Dès mercredi, au lendemain de l’investiture de M. Obama, deux juges militaires ont suspendu, à sa demande et pour 120 jours, les procédures judiciaires en cours à Guantanamo.

Le président américain Barack Obama a également ordonné, jeudi 22 janvier, la fermeture le plus vite possible des centres de détention que la CIA a à l’étranger pour les suspects de terrorisme, a déclaré un haut responsable de son administration (AFP).

Dans un autre décret, Barack Obama a également imposé que les Etats-Unis se conforment aux conventions de Genève sur les prisonniers de guerre. « Le message que nous envoyons au monde, c’est que les Etats-Unis ont l’intention de poursuivre le combat engagé contre la violence et le terrorisme, que nous le ferons avec vigilance, que nous le ferons avec efficacité, et que nous le ferons dans le respect de nos valeurs et de nos idéaux », a-t-il dit. Les Américains savent, « comme je l’ai dit lors de mon investiture, que nous ne perpétuerons pas le mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux », a-t-il ajouté.
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L’ONU veut poursuivre Bush et Rumsfeld

Radio-Canada
Le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manfred Nowak, demande au nouveau gouvernement des États-Unis d’engager des poursuites judiciaires contre l’ex-président George W. Bush et son ancien secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, pour torture et mauvais traitements de prisonniers à la prison de Guantanamo.

Selon Manfred Nowak, qui s’exprimait mardi sur les ondes d’une chaîne de télévision allemande, il est juridiquement du devoir des États-Unis d’engager ses poursuites.

Le rapporteur spécial de l’ONU, auteur d’un rapport d’enquête sur la prison de Guantanamo, a expliqué que les États-Unis étant signataires de la Convention de l’ONU contre la torture, ils devaient s’y conformer. Manfred Nowak a d’ailleurs rappelé que le libellé de ce texte oblige ses signataires à recourir « à tous les moyens, en particulier ceux du droit pénal », pour poursuivre les coupables de tels actes.
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Là où se cache le Hamas

Philippe DUCROS
Le Devoir

Je suis rentré mardi soir d’un troisième voyage en Palestine occupée et en Israël. Outre le fait que de voir le constant pilonnage (parfois jusqu’à une explosion chaque minute) donne une réalité troublante de l’ampleur de l’offensive, outre l’incroyable violence des impacts (où les débris montent à des hauteurs qui donnent aux édifices adjacents des allures de nains), il me semble crucial de rapporter ici certains constats faits lors de ce séjour.

Sans aucun doute, Israël a le droit de revendiquer la sécurité de ses citoyens et de prendre les moyens nécessaires pour y arriver. On comprend le souhait d’éradiquer le Hamas, un organisme obscurantiste et dangereux. Oui, les qassams doivent s’arrêter, tout comme doit s’arrêter l’occupation.

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Mais l’anéantissement du Hamas est-il vraiment ce que cherche Israël ?

Le Hamas fait partie de ces groupes qui se nourrissent du ressentiment, de l’humiliation et la souffrance d’un peuple, de son besoin de résistance et du besoin d’un avenir actuellement inaccessible. Inutile de chercher à le déloger par les armes, il se cachera encore plus profondément dans les âmes. On ne peut pas nier à un peuple le droit d’exister et s’attendre ensuite à ce qu’il ne résiste pas. Et c’est sur ce besoin vital que le Hamas puise sa force. Il utilise la peur, l’humiliation, le désespoir et le manque pour grossir, pour vivre. On peut détruire tous les qassams de ses militants, ceux-ci reviendront encore et toujours, quitte à le faire avec les armes des plus pauvres d’entre les pauvres, le retour des bombes humaines. Faute de lancer leurs roquettes artisanales, ils feront sauter leur rancune, leur douleur et leur peur dans les autobus qui mèneront de l’enfance à l’horreur. Le trajet est simple. L’autobus est plein. On peut croire à la destruction des tunnels où ils s’approvisionnent, le plus puissant d’entre eux se creusera encore plus loin au coeur du désespoir des civils, des familles en deuils, des fils de « martyrs ». Partout où je suis allé en Cisjordanie, là où le Hamas n’avait plus d’assises réelles ni de crédibilité, il m’a fallu constater son renforcement, voire, sa résurrection. Il a aujourd’hui la cote dans les passions. Par cette offensive, Israël dope le Hamas aux stéroïdes.

Sans eau, sans électricité, sans horizon autre qu’un mur de ciment de huit mètres de haut, sans avenir autre que les camps surpeuplés, les checkpoints omniprésents, l’humiliation des permis, l’aléatoire des incursions, des emprisonnements, des assassinats sélectifs, des maisons détruites par punitions collectives, des oliviers rasés, du racisme le plus abject et des sanctions les plus répressives, des couvre-feux et des barrages, sans les composantes même de la dignité, la vie n’est plus qu’une bulle dans le narguilé de Dieu. Ne reste que les mosquées où se rassembler. Et les barbus récoltent autant de disciples que de poils à leurs barbes.

Cette dernière offensive vient cimenter le désespoir. Ont déjà explosé : les postes de police, les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Justice, de l’Éducation, du Travail et de la Culture, le palais présidentiel, le Parlement, le bureau du premier ministre. La population en conclut que ce n’est pas seulement le Hamas qui est visé, mais la vie même de la bande de Gaza et de ses habitants. Trois écoles de l’ONU ont été bombardées, dont une où plus de 40 personnes qui y avaient trouvé refuge ont été tuées. Quand apparaît l’argument des boucliers humains, il est bon de savoir que la bande de Gaza est l’endroit où la densité de population est la plus élevée du monde. On trouve dans le camp de Jabalya plus de 100 000 habitants sur un à deux kilomètres carrés.

Il faut remarquer qu’un Hamas fort permettra toujours aux Israéliens de repousser l’idée de deux États côte à côte, remettant à jamais la création de l’État de la Palestine. Ces agressions ne feront qu’enflammer la rage des groupes armés de Palestine, les poussant à l’action et permettant une fois encore à Israël de se défendre, et ainsi de ne pas respecter ce envers quoi il s’est engagé, soit : l’arrêt de la colonisation, la levée des sanctions et des sièges, et finalement l’arrêt de l’occupation et la création d’un État palestinien indépendant.

Cela dit, ce qui est encore plus terrifiant, c’est que ce nouveau massacre grossit également la haine et la rancune des autres musulmans partout dans le monde. Partout, ils se sentent humiliés. Ils s’identifient aux Palestiniens. Il est évident que les barbus, que ce soient ceux du Liban ou de Palestine, ou encore plus inquiétant, ceux d’Iran, d’Afghanistan ou ceux d’al-Qaïda, sauront tirer profit de l’horreur de cette destruction massive. Plus la supposée riposte sera démesurée, plus seront alimentées la rancune et la haine.

L’impunité complète dont jouit Israël en occident face à ses actions doit cesser. Nos gouvernements sont coupables d’une augmentation des tensions qui risque fort d’être explosive. Nous devenons alors la vache à lait de cet ennemi invisible et omniprésent, en alimentant sa source de vie qui est cette rancune, ce désespoir. Nous devenons l’ennemi.

Il y a moins d’une semaine, je marchais dans les rues désolées du secteur H-1 au centre-ville d’Hébron, centre industriel du sud de la Cisjordanie. À Hébron, 400 colons vivent protégés par 2000 soldats. Les soldats sont partout. Certains sont en colère envers les colons qu’ils considèrent comme les plus radicaux de tous les radicaux. C’est à Hébron que Barush Goldstein, colon radical, a ouvert le feu en 1994 pendant la prière, dans la mosquée Ibrahimi, le caveau des Patriarches où repose Abraham. Vingt-neuf morts sur le coup. C’était un fou, me direz-vous, un fanatique… Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que dans East Har Hevron, la colonie qui borde le secteur H-1, une stèle a été érigée en son honneur au milieu d’un parc.

À la sortie du secteur H-1, j’ai croisé un Palestinien, commerçant dans une des deux boutiques encore ouvertes pour les touristes. Je lui ai demandé : « Comment va la vie ? » Il m’a répondu : « On ne peut pas demander à un homme sans emploi comment va le travail ou à un célibataire comment vont ses amours… C’est pareil pour nous avec la vie. »

Si vous voulez qu’ils arrêtent de tuer au nom de la vie, donnez-leur le sentiment d’en avoir une.

***

Philippe Ducros, Auteur, homme de théâtre, directeur artistique des Productions Hôtel-motel



M. Obama devant les décombres

Le Monde Diplomatique

L’entrée en fonction de M. Barack Obama confirmera une triple rupture.

D’abord politique. C’est la première fois depuis 1965 qu’un président démocrate entame son mandat dans un contexte de faiblesse, voire de déroute des forces conservatrices. En 1977, M. James Carter l’avait d’abord emporté (de justesse) grâce à sa promesse d’un renouveau moral (« Je ne vous mentirai jamais ») après le scandale du Watergate, sa présidence fut marquée par une politique monétariste et par les premières grandes mesures de déréglementation ; en 1993, M. William Clinton se présenta comme l’homme qui « moderniserait » le parti démocrate en reprenant à son compte nombre d’idées républicaines (la peine de mort, la mise en cause de l’aide sociale, l’austérité financière).

Ensuite une rupture économique. Le néolibéralisme à la Reagan n’est plus défendable même par ses partisans. Lors de sa dernière conférence de presse de président, lundi 12 janvier, M. George W. Bush l’a « volontiers admis » : « j’ai laissé de côté certains de mes principes libéraux quand mes conseillers économiques m’ont informé que la situation que nous allions connaître risquait d’être pire que la Grande dépression [la crise de 1929]  ». « Pire », c’est tout de même aller un peu loin tant la crise de 1929 avait fait fermenter les « raisins de la colère » et failli faire basculer le pays dans le chaos. Toutefois, 2008 s’achève avec une perte de 2 600 000 emplois aux Etats-Unis, dont 1 900 000 rien que sur les quatre derniers mois de l’année. Cela représente la pire performance depuis 1945 — autant dire une chute libre. Passe encore si le pays possédait des comptes en équilibre et une possibilité illimitée de relance par l’endettement. Il en est loin… Le déficit budgétaire va atteindre cette année 1200 milliards de dollars et 8,3 % du PNB. Là encore, le chiffre est impressionnant tant il est mauvais : non seulement il excède les plus mauvais résultats de l’ère Reagan (6 % en 1983), mais il marque un triplement du déficit d’une année sur l’autre. Et, pour ne rien arranger, chaque jour semble annoncer une nouvelle faillite bancaire.

Une rupture diplomatique. Jamais, sans doute depuis la seconde guerre mondiale, l’image des Etats-Unis dans le monde n’avait été aussi dégradée. La plupart des pays estiment que la superpuissance américaine joue un rôle négatif dans les affaires du monde, souvent dans une proportion écrasante. Irak, Proche-Orient, Afghanistan : le statu quo paraît inenvisageable tant il est à la fois coûteux et meurtrier. Au demeurant, c’est en invoquant la nécessité d’un retrait d’Irak que M. Obama a commencé sa campagne en 2007 et c’est grâce à cette insistance qu’il a vaincu Mme Hillary Clinton — sa future secrétaire d’Etat …— lors des primaires démocrates. Le calendrier de ce retrait paraît toutefois déjà opposer le président élu (plus impatient) et les militaires (plus « prudents » (1)) . Mais l’impatience du premier ne s’explique en rien par une disposition pacifiste. Elle tient d’abord à la volonté de M. Obama de réaffecter en Afghanistan une partie des troupes retirées d’Irak. Or il n’est pas certain que les perspectives d’enlisement soient moins grandes à Kaboul qu’à Bagdad…
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