En route vers Copenhague

Sur le fond, ne peut être que d’accord. Sur la réplique de Chirac, on ne peut dire que: sale profiteur… Si, pour l’environnement, on s’entend que la demande ne sera pas exhaussée et ne changera rien, de fait, pour l’Afrique, c’est une excellente nouvelle: qu’elle se mette à table, à une seule, est en soi une immense nouvelle…

Climat: l’Afrique veut un «dédommagement» du Nord

Libération

Deux mois avant le sommet de Copenhague, les Etats de l’Union africaine font front commun pour exiger que les pollueurs soient les payeurs.

L’Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement climatique mondial, a exigé dimanche des «réparations et dédommagements», deux mois avant le sommet sur le climat de Copenhague, demandant que les pays industrialisés pollueurs soient les payeurs.Ces «exigences» du continent le moins pollueur mais le plus pauvre du monde interviennent au moment où les négociations internationales sont très laborieuses, voire «dangereusement proches d’une impasse», comme l’affirme le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

«Pour la première fois, l’Afrique aura une position commune» au sommet de Copenhague, s’est félicité le président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping lors de la 7e édition du Forum mondial pour le développement durable consacré aux changements climatiques.


«On a décidé de parler d’une seule et même voix»
et d’ «des réparations et des dédommagements», a-t-il ajouté à Ouagadougou, sans toutefois avancer de montant.

Le président du comité d’organisation du Forum, le ministre burkinabè de l’Environnement Salifou Sawadogo, avait estimé vendredi à l’AFP à 65 milliards de dollars (44 milliards d’euros) les financements nécessaires pour que le continent puisse faire face aux dérèglements du climat.

«Responsabilité historique des pays développés»

«Les responsables doivent s’engager à réduire leur émission de gaz à effet de serre et à répondre aux principes du « pollueur-payeur »», a assuré M. Ping, préconisant la mise en place de « nouveaux fonds internationaux pour soutenir les pays pauvres ».

Il a pris l’exemple de l’Etat du Texas (Etats-Unis) qui, «avec trente millions d’habitants relâche à lui seul autant de CO2 que le milliard d’Africains réunis». Mais il n’a pas cité la Chine, l’autre grand pollueur de la planète.

Tout en soulignant la «responsabilité historique des pays développés», il a indiqué que les pays africains «se proposent d’intégrer le changement climatique dans le développement économique», sans toutefois avancer des engagements fermes et initiatives concrètes.

Marginalisée dans l’économie mondiale, l’Afrique l’est également sur le marché carbone, qui consiste à financer une action «verte» dans un pays du Sud pour «racheter» une pollution au Nord.

Selon le responsable de l’UA, sur 1.600 projets dans le monde, seuls 30 sont africains, dont 15 en Afrique du Sud, première puissance économique du continent.

Chirac «résolument» contre

Comme l’a souligné le président burkinabè, Blaise Compaoré, «les difficultés majeures à surmonter sont celles liées à l’inexistence de mécanismes efficaces de financement et de transfert». Il envisage donc «dès 2010» de convoquer des «assises financières africaines» à ce sujet.

L’ex-président français Jacques Chirac s’est «résolument» prononcé «contre l’idée d’une compensation globale où l’Afrique serait dédommagée pour ne plus toucher à ses forêts, pour geler sa consommation d’éngergie et renoncer à son industrialisation».

Six présidents africains (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Congo, Mali et Togo), ont assisté au forum, la dernière réunion continentale au niveau des chef d’Etat avant le sommet de Copenhague. Une quinzaine avait été initialement annoncée.

«La seule position commune de l’Afrique, c’est de demander de l’argent au Nord»,
estime un peu amer un expert occidental sous couvert de l’anonymat. Mais, avant d’ouvrir les mannes financières en pleine crise économique mondiale, «le Nord leur répond: « montrez-nous d’abord vos projets »».

(Source AFP)

 



7 commentaires

  1. Horloger 11 octobre

    Faudrait que les canadiens aussi se mettent à table, et réparent leurs dégats. Surtout s’ils en ont pris l’engagement…

    Le Canada néglige ses engagements

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2009/10/11/001-biodiversite-ours.shtml

    Quelque 600 scientifiques qui se réuniront cette semaine en Afrique du Sud déplorent le peu d’entrain de nombreux pays à protéger la biodiversité.

    Et selon Andrew Hendry, biologiste de l’Université McGill à Montréal, le Canada, un des pays signataires de la convention des Nations unies sur la biodiversité, n’est pas à l’abri des critiques.

    Il estime qu’on n’y fait pas assez pour lutter contre la diminution du nombre des poissons et le sort des ours polaires, dont l’avenir est menacé par la fonte des glaces. Il déplore en outre l’impact de l’exploitation des sables bitumineux sur les milieux environnants.

    Les scientifiques, qui se réunissent à Cape Town sous l’égide de l’ONG Diversitas, estiment que, de façon globale, la disparition des animaux et des milieux où ils vivent s’accélère au point de menacer les écosystèmes, malgré les efforts de certains pays. La situation serait particulièrement préoccupante dans les pays pauvres.

    Selon les chercheurs, les compagnies minières, forestières et l’industrie de la pêche exercent de fortes pressions sur les écosystèmes, abusant des ressources naturelles qui s’y trouvent et polluant les habitats naturels.
    Objectif 2010

    La Convention sur la diversité biologique est entrée en vigueur en 1993. En 2002, au sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, les pays signataires se sont engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, le rythme d’appauvrissement de la biodiversité.

    Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

  2. Horloger 13 octobre

    En tous les cas, faux départ pour le Canada!

    Délégation canadienne rabrouée à Bangkok

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2009/10/13/001-bangkok_environnement.shtml

    La position que défend Ottawa en matière de lutte contre le réchauffement climatique est si controversée qu’un groupe de 77 pays en voie de développement a décidé de quitter une importante réunion sur le sujet la semaine dernière, à Bangkok, avant même que la délégation canadienne n’ait eu la possibilité de la faire valoir.

    Selon les notes prises par des délégués d’au moins deux pays en voie de développement et consultées par la Presse canadienne, les pays du G77 ont massivement quitté la salle après que la délégation eut avancé que l’accord de Kyoto pouvait être inclus en tout ou en partie dans un tout nouvel accord international.

    L’Afrique du Sud, qui a mené la fronde, soutient que cette position risque de miner les acquis du protocole de Kyoto. « Selon nous, certaines conversations ont lieu à l’extérieur du périmètre légal du mandat », a expliqué une négociatrice sud-africaine, Joanne Yawitch. Le G77 a continué à prendre part aux négociations le lendemain.

    Si cette façon de faire n’entraîne pas de conséquences concrètes au quotidien, elle n’en a pas moins valeur de symbole sur la scène internationale. Lors de l’assemblée générale annuelle des Nations unies, le fait que les pays occidentaux quittent la salle lors des discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad ne passe jamais inaperçu.

    L’affaire est en outre de mauvais augure pour la rencontre de Copenhague, où des délégués de tous les pays du monde doivent normalement trouver un nouvel accord de lutte contre le réchauffement planétaire qui succédera au protocole de Kyoto à compter du 1er janvier 2013.

    Selon Mme Yawitch, il est impensable de procéder à un copier-coller d’un précédent accord international. « Il faut alors le rouvrir et négocier ce qu’on supprime et ce que l’on conserve. Nous pensons qu’il y a des risques que l’on se retrouve avec quelque chose qui est considérablement plus faible », ajoute-t-elle.

    Le ministre canadien de l’Environnement, Jim Prentice, a refusé de commenter l’affaire.

    L’inaction canadienne en question

    Le bras de fer de Bangkok s’inscrit dans le cadre plus large d’un différend entre pays riches et pauvres au sujet de la voie à privilégier. Si le Canada et d’autres pays souhaitent adopter un tout nouvel accord, les pays en voie de développement préféreraient une entente complémentaire au protocole de Kyoto.

    Le Canada a ratifié le protocole de Kyoto, mais n’a rien fait pour atteindre les objectifs qui sont les siens. Le gouvernement Harper oblige plutôt les grandes entreprises à réduire l’intensité de leurs émissions de GES de 18 % d’ici 2010, par rapport à leur niveau de 2006. Elles devront par la suite les réduire annuellement de 2 % de plus, jusqu’en 2020.

    Ce plan est vertement décrié par les environnementalistes. En choisissant cette approche, le gouvernement impose une diminution des GES émis par unité de production. Une entreprise parvenant à l’objectif fixé par le gouvernement pourrait tout de même rejeter plus de GES dans l’atmosphère en chiffres absolus, si sa production devait augmenter.

    Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, prévoit que 37 pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,2 % en moyenne d’ici 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le Canada doit réduire ses émissions de 6 %.

    Selon le dernier inventaire annuel des gaz à effet de serre (GES) présenté par le Canada à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), 747 mégatonnes de GES ont été rejetés dans l’atmosphère en 2007, ce qui représente une hausse de près de 26 % par rapport au niveau de 592 mégatonnes observé en 1990. Ces émissions dépassent donc de 33,8 % l’objectif que doit respecter le pays en vertu du protocole de Kyoto.

    Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

  3. Horloger 7 novembre

    Des sous pour souver les banques, mais pas pour sauver la planète…

    G20: la lutte contre le réchauffement en panne de fonds

    http://www.liberation.fr/economie/0101601772-g20-entente-difficile-sur-le-rechauffement-climatique

    Le G20-Finances s’est achevé samedi sans avancée concrète sur le financement de la lutte contre le changement climatique, un enjeu crucial pour l’avenir de la planète, à un mois de la conférence de Copenhague.

    Les ministres des Finances e sont certes prononcés samedi à Saint Andrews (Ecosse) en faveur d’un accord « ambitieux » à la conférence de Copenhague sur le climat, mais sans préciser les moyens financiers pour y parvenir, selon le communiqué final.

    Alors que cette conférence organisée sous l’égide de l’ONU se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise, le Royaume-Uni a appelé les grands argentiers du G20, réunis vendredi et samedi en Ecosse, à parvenir à s’entendre sur l’octroi de financements aux pays les plus pauvres, pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

    L’Union européenne a chiffré à 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 le surcoût de cette « révolution verte » pour les pays en développement, une somme qui serait financée en partie par ces Etats, mais aussi par des aides publiques des pays développés, et par les marchés de quotas de CO2.

    Mais les pays membres de l’UE n’ont pas pris d’engagement ferme sur leur propre contribution à cette manne et n’ont pas expliqué comment ils comptaient réunir ces fonds.

    Plusieurs membres considèrent que cette enceinte n’est pas légitime pour trancher cette question, estimant qu’elle devait être négociée plus largement, entre tous les participants à la conférence de Copenhague, en même temps que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre, toujours objet de vifs débats.
    Taxes or not taxes?

    Les modalités du financement sont également très débattues. Alors que la crise financière a vidé les coffres de nombreux Etats, certains sont partisans de dégager de nouvelles ressources, en imposant par exemple des contributions spécifiques à certaines industries polluantes, comme le transport aérien et maritime, ce que d’autres refusent d’emblée.

    « Je suis parfaitement conscient qu’il y a autour de cette table des points de vue différents » et que le climat va donner lieu à des « négociations difficiles », mais « il est impératif que nous puissions démontrer que nous avons fait de vrais progrès pour résoudre ce problème qui est maintenant très réel et urgent », a insisté samedi le ministre britannique des Finances Alistair Darling, avant la reprise des travaux du G20.
    Discussions tendues

    Plusieurs délégations de pays du G7 ont confirmé que les discussions étaient tendues. Une source française a laissé entendre que le communiqué final du G20-Finances pourrait ainsi ne pas contenir d’engagement précis sur le changement climatique.

    Or le temps presse. A moins d’un mois de Copenhague, plusieurs ONG ont prévenu, que faute d’accord préalable sur le financement, la conférence sur le climat pourrait capoter.

    « Si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement, si nous ne nous entendons pas sur les contributions pour répondre à ce problème, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d’obtenir un accord à Copenhague », a ajouté M. Darling.

  4. l’horloger 14 novembre

    Y’en a qui mettent leurs culottes

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/14/france-et-bresil-adoptent-un-texte-commun-en-vue-du-sommet-de-copenhague_1267353_3244.html#ens_id=1234881

    Sarkozy et Lula se lancent dans la bataille de Copenhague contre la Chine et les USA

    Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ont décidé samedi 14 novembre de se lancer dans la bataille pour sauver le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Leur adversaire désigné ? Le  » G2 « , qui rassemble le président américain Barack Obama et de son homologue Chinois Hu Jintao. Les deux hommes qui dirigent les deux plus gros pollueurs de la planète se rencontreront à Pékin mardi 17 novembre et renâclent à prendre des engagements. M. Obama a refusé que s’organise un sommet d’étape à la réunion des pays de la rive pacifique (Apec), qui se tient au même moment à Singapour. Tout juste avait-il proposé une vidéoconférence.
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    M. Sarkozy veut forger une alliance entre les riches pays industrialisés, de grands émergents et les pays les plus touchés par le réchauffement climatique (Afrique non méditerranéenne, pays insulaires menacés comme les Maldives, le Bangladesh, le Cambodge et Laos) pour prendre en tenailles la Chine et les Etats-Unis. Le président français, qui s’ennuie un peu depuis qu’il ne préside plus l’Union européenne, hésitait à se lancer dans une bataille qui est loin d’être gagnée d’avance. La plupart des observateurs prédisent un échec du sommet sur la lutte contre le réchauffement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise. Nul, y compris M. Sarkozy, ne parie en tout cas sur un traité. Au mieux trouvera-t-on un engagement politique ferme.

    Finalement, M. Sarkozy, qui a fait du réchauffement climatique un enjeu de politique intérieure avec l’introduction d’une taxe carbone très peu populaire, a décidé que le risque valait d’être couru après avoir convaincu le président brésilien Lula da Silva de prendre des engagements unilatéraux et de se rallier à son combat.

    « AVEC LULA, ON VA FAIRE LE TOUR DE LA PLANÈTE »

    Le Brésil est le premier pays émergent à s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’accord avec Paris a pu être scellé grâce à des engagements sur l’environnement. Il ne va pas ralentir son expansion économique mais s’engager à réduire de 80% la déforestation de l’Amazonie, améliorer le couple élevage-culture dans la savane, mieux fixer les nitrates dans l’agriculture. Toutes ces mesures doivent permettre de réduire la croissance attendue des émissions de gaz à effets de serre de 36 à 39% d’ici à 2020, a annoncé la ministre de l’environnement brésilien Dilma Roussef.

    L’effort proposé par le Brésil « est équivalent à la proposition qu’a envoyée M. Obama au congrès américain », a affirmé M. Lula.  » Nous n’avons pas le droit de permettre que le président Obama et le président Hu Jintao puissent célébrer un accord en prenant pour base les seules réalités de leurs pays », a-t-il mis en garde, annonçant qu’il téléphonerait lundi 16 novembre à M. Obama. « La première économie du monde doit être à la hauteur de ses responsabilités », a surenchéri M. Sarkozy. « Nous n’accepterons pas de prendre des engagements et que d’autres disent, on verra demain ».

    A trente-cinq jours du sommet de Copenhague, les deux hommes veulent faire grossir leurs troupes. « Avec le président Lula, on va faire le tour de la planète pour convaincre, parce que le monde est multipolaire », a annoncé M. Sarkozy, qui compte faire adopter un accord politique d’une dizaine de pages qu’a concocté le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo.

    Le président français va donc rencontrer jeudi 19 à Bruxelles, juste avant le conseil européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre danois, hôte de la conférence, pour consolider la position de l’Union européenne. Ensuite, il se rendra au Brésil, où Lula compte convaincre les dix pays du bassin amazonien, qui se rencontreront à Manaus, sur les rives du Rio Negro, aux environs du 26 novembre, de prendre des engagements analogues à ceux de son pays. Le 27 et le 28, il s’agira de persuader les pays du Commonwealth, qui se réunissent à Trinité et Tobago, dans les Caraïbes, à l’invitation de ce pays et de la couronne d’Angleterre. Le premier ministre britannique Gordon Brown a donc convié M. Sarkozy à s’y rendre. L’enjeu est de rallier les pays d’Afrique anglophone, mais aussi l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande, ainsi que l’Inde.

    TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIÈRES

    New-Dehli est un acteur décisif. Pour emmener le second pays le plus peuplé du monde, le ministre de l’environnement Jean-Louis Borloo, qui a rencontré le premier ministre indien Manmohan Singh vendredi 13 novembre à New-Dehli, veut le découpler de la Chine. Il propose donc un plan d’aide massif sur vingt ans aux pays qui consomment moins de deux tonnes de CO2 par habitant et par an, l’Inde étant à 1,2 tonne et la Chine à 5,5 tonnes. Pour mémoire, les Etats-Unis sont à 24 tonnes, l’Europe à 12 et la France à 8.

    Ce plan est aussi censé convaincre les pays africains, emmenés par le président éthiopien Meles Zenawi et que M. Borloo a rencontré vendredi soir. Nicolas Sarkozy envisage dans sa tournée de se rendre en Afrique, où seul un quart des habitants a accès à l’énergie. La proposition française comporte un immense plan solaire, des projets de reforestation – l’équivalent de la surface de la Grèce disparaît chaque année en Afrique –, de lutte contre l’érosion, d’aide aux pays submergés par les eaux. Le tout serait financé par une taxe de 0,01 % sur les transactions financières, rapportant environ 20 milliards d’euros par an.

    Nicolas Sarkozy, qui a promu l’émergence du G20, espère finaliser tous ces engagements climatiques lorsqu’il présidera ce forum et le G8 en 2011… Juste avant la présidentielle de 2012.

  5. Lester B. 16 novembre

    Pendant qu’il abandonne Copenhague (http://www.ledevoir.com/2009/11/16/277424.html), voici que notre pm préfère importer du cheap labor. Bravo. Ca va augmenter l’emploi ici. Et ca va remplacer le gachi sur la conférence précédemment citée. Non mais.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2009/11/16/002-harper-inde-mumbai.shtml

  6. Horloger 26 novembre

    Copenhague: Obama y sera, Harper attendra

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/200911/26/01-925241-copenhague-obama-y-sera-harper-attendra.php

    (Ottawa) La présence du président américain Barack Obama à la conférence sur les changements climatiques à Copenhague ne change rien à la position du Canada: Stephen Harper ne s’y rendra que si une rencontre des leaders est convoquée.

    La Maison-Blanche a annoncé hier matin que le président Obama se rendra à Copenhague le 9 décembre, la veille de son passage à Olso, en Norvège, où il recevra son prix Nobel de la paix.

    «Le premier ministre va aller à Copenhague si tous les leaders majeurs y vont pour une réunion des leaders, a dit le porte-parole de M. Harper, Dimitri Soudas. Jusqu’à maintenant, c’est un sommet à niveau ministériel. Le Canada sera représenté par le ministre (Jim) Prentice.»

    M. Soudas a ajouté que plusieurs des leaders majeurs n’ont pas encore annoncé s’ils seraient présents, dont ceux de la Chine et de l’Inde.

    Hier en Chambre, l’opposition officielle libérale a sommé le premier ministre de s’y rendre. «Il y a 10 jours, le premier ministre promettait de participer à la conférence de Copenhague à condition que d’autres chefs d’État confirment d’abord leur présence. Soixante-cinq d’entre eux l’ont fait», a souligné le critique en matière d’environnement, David McGuinty.

    Outre le président américain, la plupart des dirigeants européens ont déjà confirmé leur présence à la conférence internationale qui se déroule du 7 au 18 décembre. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, y sera aussi. Par ailleurs, M. Obama se présentera à la table de négociations avec une ébauche de plan: des cibles de réduction des émissions, ce que le Canada a refusé de faire. Les États-Unis avancent maintenant des objectifs de réduction de 17% sous les niveaux de 2005, d’ici 2020.

    Offensive du Bloc

    Le Bloc québécois a par ailleurs entrepris de réduire en pièces la position du gouvernement canadien sur la scène internationale. Dans une lettre envoyée au secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Yvo De Boer, le Bloc démolit la position d’un gouvernement «qui n’a pas hésité à renier ses obligations internationales» et qui «restreint au maximum les mesures prises pour limiter les émissions de gaz à effet de serre».

    «La position défendue par le Canada ne reflète pas la volonté d’une très grande majorité de Québécois, qui espèrent des mesures musclées. Cette position ne correspond pas non plus à celle des parlementaires fédéraux qui ont exigé, par un vote majoritaire à la Chambre des communes, que le Canada fasse valoir à Copenhague une position constructive», écrivent le chef bloquiste, Gilles Duceppe, et le porte-parole en matière d’environnement, Bernard Bigras.

    «Il faut combler le déficit démocratique qui sera exprimé à Copenhague par ce gouvernement, a souligné M. Bigras en entrevue à La Presse. Le but, ce n’est pas de discréditer le gouvernement canadien, le but, c’est de faire comprendre à la communauté internationale que ce gouvernement ne défend pas une position qui est majoritaire, non seulement dans la population canadienne, mais aussi au Parlement.»

    Copenhague 101

    Du 7 au 18 décembre, les dirigeants du monde entier convergent vers Copenhague, au Danemark, pour la conférence des Nations unies sur les changements climatiques. Ils doivent alors négocier un nouvel accord international sur le climat remplaçant le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012. Des pourparlers se tiennent depuis six mois sur la question, mais aucune entente n’est encore intervenue.

  7. lester B. 26 novembre

    Une chance que le Bloc est la:

    Front commun contre Harper

    http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/200911/25/01-925005-front-commun-contre-harper.php

    (OTTAWA) À moins de deux semaines de la Conférence de Copenhague sur les changements climatiques, et alors que le président américain, Barack Obama, songe lui-même à assister à l’important sommet, la pression monte sur le gouvernement de Stephen Harper. Les partis de l’opposition, appuyés par les groupes environnementalistes, ont fait front commun, hier, pour sommer Ottawa de changer sa position dans le dossier.

    Les députés du Parti libéral du Canada et du NPD ont voté en faveur d’une motion initiée par le Bloc québécois, qui réclame que le gouvernement canadien arrive à la table de négociations à Copenhague avec des propositions concrètes, dont une diminution de 25% en cible absolue des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés par rapport à 1990, d’ici 2020.

    Le gouvernement étant minoritaire à la Chambre des communes, la motion a été adoptée par une majorité de députés, qui estiment que la position actuelle du gouvernement ne représente pas la volonté de la plupart des Canadiens.

    «M. Prentice (le ministre de l’Environnement) se rendra à Copenhague sans représenter la majorité de la population québécoise et canadienne. Et on le fera savoir à l’international», a lancé le chef bloquiste, Gilles Duceppe, à la sortie du vote. Le Bloc québécois reproche aux conservateurs de ne défendre que les intérêts des pétrolières, au détriment de l’ensemble du Canada.

    Le chef néo-démocrate, Jack Layton, a jugé que la motion était «mieux que rien». Le NPD aurait préféré faire passer son projet de loi C-311 sur la responsabilité en matière de changements climatiques avant le Conférence de Copenhague, ce qui sera vraisemblablement impossible.

    Lundi, des responsables de l’administration Obama indiquaient que les États-Unis auront vraisemblablement identifié leurs cibles de réduction des gaz à effet de serre avant de se rendre au sommet de Copenhague. Le ministre canadien de l’Environnement, Jim Prentice, a annoncé le mois dernier que le Canada n’adopterait pas de cadre réglementaire sur la réduction d’émissions avant la rencontre internationale, après avoir promis le contraire pendant plus de six mois.

    La motion risque toutefois de rester lettre morte. Le ministre Prentice s’est contenté d’indiquer en chambre que le gouvernement défendrait «les intérêts du Canada» à Copenhague.

    Bien que la motion soit selon lui avant tout «symbolique», le critique libéral en environnement, David McGuinty, estime que le gouvernement «aura l’air fou» s’il arrive à Copenhague sans rien à proposer, aux côtés des États-Unis qui auront, semble-t-il, une ébauche de plan.

    «Le ministre Prentice a fait une gaffe majeure, a dit M. McGuinty. Il a géré le dossier depuis le début en anticipant un échec à Washington, et en se cachant derrière les États-Unis.»

    Le premier ministre Harper a refusé, la semaine dernière, de dire s’il assisterait en personne à la Conférence internationale. De nombreux dirigeants de la planète ont déjà confirmé leur présence à Copenhague, dont le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre australien Kevin Rudd. En septembre, le premier ministre britannique, Gordon Brown, avait exhorté ses homologues internationaux à assister à l’important sommet en personne. Le président américain devrait prendre une décision «dans les prochains jours» quant à savoir s’il va participer au sommet, a indiqué hier le Washington Post.

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