Coupables de crimes contre l’humanité

Puissions-nous un jour les poursuivre pour non-assistance à une personne en danger.Crimes intergénérationnels, également. Générations récemment endettés pour sauver des marchés, qui, au final, non pas été réformés. On leur trouve des sous, à eux. Nos sous. Mais pas pour ces enfants? C’est scandaleux, voilà tout.

Climat – L’APEC torpille Copenhague

Le Devoir
Les dirigeants des États membres du Forum de coopération Asie-Pacifique (APEC), qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, ont refusé ce week-end de se fixer des objectifs contraignants avant le sommet sur le réchauffement climatique de Copenhague, réduisant en cendre toutes les chances d’un accord d’envergure entre le 7 et le 18 décembre.

L’engagement pour la réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, évoqué dans un projet de communiqué intermédiaire, s’est volatilisé de la déclaration finale de l’APEC.

Une quarantaine de ministres de l’Environnement, notamment ceux de la Chine et des États-Unis, se rencontreront aujourd’hui et demain à Copenhague pour tenter de sauver ce qui peut l’être du traité qui, théoriquement, doit être conclu dans un peu plus d’un mois pour succéder au protocole de Kyoto.

Cette réunion à huis clos apparaît comme celle de la dernière chance pour sortir de ce dialogue de sourds entre les pays industrialisés et les pays en développement, lesquels divergent sur les moyens de financer la lutte contre le réchauffement climatique et sur les objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

Le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a élaboré un projet d’«accord politique», en cinq à huit pages, qui couvre des points clés comme la réduction des émissions de GES et qui fixe une date butoir pour s’entendre sur un traité contraignant.

Hier, les dirigeants des pays de l’APEC ont jugé «irréaliste» de parvenir à un accord légalement contraignant lors de la conférence internationale de Copenhague.

L’APEC s’est rallié à l’idée d’obtenir un accord en deux temps — politique d’abord, légalement contraignant ensuite –, mise de l’avant par l’invité-surprise du sommet de Singapour, le premier ministre du Danemark, Lars Lokke Rasmussen.

«Les dirigeants [de l'APEC] estiment qu’il est irréaliste de s’attendre à ce qu’un accord international légalement contraignant soit négocié d’ici au début de la conférence de Copenhague dans 22 jours», a déclaré le conseiller spécial du président des États-Unis, Michael Froman. M. Froman a toutefois ajouté que les leaders des pays de l’APEC considèrent «important [le fait] que Copenhague soit un succès, avec la réalisation de progrès vraiment concrets».

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, estime aussi que la communauté internationale a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’en arriver à un traité ayant force exécutoire.

Il a souligné que les pourparlers étaient actuellement empêtrés dans de menus détails, jugeant nécessaire que les négociateurs «prennent du recul» afin d’avoir une vue d’ensemble de la situation. M. Harper a précisé qu’il y a plus de 3000 «phrases» dans le document de travail du sommet de Copenhague qui nécessitent des négociations prolongées. «Il y a beaucoup de différences dans les perspectives des grands émetteurs», a-t-il déclaré.

Stephen Harper avait indiqué samedi qu’il était extrêmement important qu’un accord global sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre soit équitable pour toutes les économies.

«M. Harper devrait plutôt se joindre à ce groupe de pays, dont sont notamment membres la France et le Brésil, qui souhaitent sauver un accord sur les changements climatiques», a rétorqué Bernard Bigras. Le porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement en appellera durant les prochains jours aux deux autres partis d’opposition afin de forcer le gouvernement conservateur à s’engager une fois pour toutes dans la lutte contre les GES. «On a bien l’intention cette semaine de coaliser l’opposition, de tenter de la fédérer pour faire entendre raison au gouvernement», a-t-il dit au Devoir.

Le premier ministre du Danemark, Lars Lokke Rasmussen, a rappelé l’importance de parvenir à un accord complet lors du sommet de Copenhague du 7 au 18 décembre, même si un accord sur des clauses contraignantes doit être remis à plus tard. «L’accord de Copenhague devrait au final [déboucher sur] la poursuite des négociations contraignantes et fixer une date limite pour leur conclusion», a affirmé Lars Lokke Rasmussen. «Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la moitié d’un accord à Copenhague et remettre le reste à plus tard», a-t-il ajouté.

Le conseiller spécial de Barack Obama, Michael Froman, a fait savoir qu’il y avait un «consensus» au sein des dirigeants de l’APEC «pour soutenir ce qu’a proposé le premier ministre Lokke Rasmussen; ce qu’il a appelé un accord en deux étapes». Celui-ci offrirait du temps supplémentaire au Sénat des États-Unis pour adopter le projet de loi de la Maison-Blanche sur le climat, permettant à l’administration de Barack Obama de présenter des cibles de réduction de GES et des promesses de financement à la table des négociations à Bonn.

L’objectif de Copenhague est double, c’est-à-dire de fixer des objectifs ambitieux de limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) en intégrant les pays émergents et en développement d’une part, et de financer la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays les plus pauvres d’autre part.

Les pays du tiers monde insistent pour que les pays développés acceptent d’importantes diminutions de leurs émissions de GES à l’horizon de 2020, et qu’ils leur accordent des milliards de dollars d’aide pour lutter contre le réchauffement climatique. Le président chinois, Hu Jintao, a exhorté les pays développés à consentir des baisses draconiennes de leurs émissions, tandis que chaque pays en développement devra s’engager en fonction de ses possibilités. Les pays riches, touchés par la récession et un taux de chômage parfois supérieur à 10 %, ne tiennent guère à faire des promesses trop ambitieuses.



3 commentaires

  1. auroreboreale 17 novembre

    En détail:

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/273560/copenhague-toujours-en-marche

    Deux séances de pourparlers intenses se sont déroulées hier aux extrémités de la planète — en Chine et à Copenhague — pour la préparation de la conférence sur le climat en décembre, dont les préparatifs donnent lieu à une intense activité diplomatique qui ne désarme pas, malgré les sons de cloche discordants qu’a émis, en fin de semaine, la réunion de l’APEC tenue en Asie.

    Le président Obama a en effet rencontré hier le premier ministre chinois, Hu Jintao. Cette rencontre pourrait constituer le prélude à des développements du côté chinois, qui pourraient faciliter l’adoption, par le Congrès des États-Unis, du projet de loi sur le contrôle des émissions de gaz à effet de serre et l’entrée des États-Unis dans la lutte internationale contre le réchauffement du climat.

    L’adoption de ce projet de loi, peu probable avant plusieurs mois, empêche les États-Unis de s’avancer sur des objectifs précis de réduction à Copenhague, ce que tous les pays émergents attendent avant de dévoiler leur jeu et ce qui explique le réalisme de ceux qui voient désormais Copenhague comme le premier pas vers la conclusion d’un traité juridiquement contraignant, qui serait signé en 2010 à Mexico.

    C’est ce qui explique aussi que le président Obama a laissé tomber, à la réunion de l’APEC tenue à Singapour, qu’il serait impossible de mettre au point un traité juridiquement contraignant à Copenhague, mais qu’on doit y «donner un puissant signal politique» au moyen d’un texte qui balisera les négociations plus techniques prévues en 2010. Il ne faut pas oublier qu’il a fallu huit ans avant que les signataires de Kyoto ratifient en 2005 la réglementation qui a donné un véritable effet juridique au traité.

    Pendant ce temps, les représentants de 44 pays, dont le Canada, se sont réunis hier et aujourd’hui à Copenhague pour mettre la dernière main aux préparatifs en vue de décembre.

    Si tout le monde convient dorénavant par réalisme qu’on n’obtiendra pas, à Copenhague, un traité ouvert à la signature, plusieurs portent un second regard sur les débats de l’APEC que certains pays ont eu tendance à interpréter, voire présenter commodément, comme un échec.

    Volée de bois vert

    À Ottawa, les déclarations défaitistes que le premier ministre Harper a faites au sommet de l’APEC ont été interprétées par les partis d’opposition comme un paravent pour masquer le laxisme de son gouvernement.

    Gilles Duceppe, du Bloc québécois, a dit craindre que les provinces de l’Est, à vocation plus manufacturière, comme le Québec, ne fassent les frais des taxes à l’importation que pourraient promulguer des pays plus avancés en matière de lutte contre les changements climatiques. Comme l’Europe, dont 24 des 25 membres ont atteint ou dépassé déjà les objectifs de Kyoto, selon un rapport publié hier par l’Union européenne.

    Selon Thomas Mulcair, du NPD, le gouvernement Harper «donne des réponses qui ne tiennent pas la route» quand il se déclare en faveur d’un traité solide, malgré les «embûches d’ordre juridique», selon le mot du ministre des Travaux publics, Christian Paradis, qui veut cependant garder l’environnement «en équilibre avec la priorité qu’est l’économie». Voilà qui préfigure la stratégie d’un «gouvernement obstructionniste» à Copenhague, a ajouté Thomas Mulcair.

    D’après David McGuinty, porte-parole libéral en matière d’environnement, le gouvernement Harper ne cherche qu’une chose: «Se cacher derrière un échec [à Copenhague] jusqu’à la prochaine campagne électorale.»

    L’APEC, un échec?

    La déclaration finale de l’APEC a écarté pour deux raisons l’objectif de réduire de 50 % les émissions globales d’ici 2050, soit la stratégie qu’appuie le Canada. L’APEC a ainsi pu revenir officiellement à son objectif de 2007, qui consiste à réduire d’ici 2030 les émissions globales de 25 %, un objectif plus rapproché que 2050. Ce changement a aussi été apprécié par les États-Unis, car, le même jour, le président Obama et le premier ministre Hatoyama, du Japon, ont convenu d’engager leurs deux pays à oeuvrer ensemble pour une réduction de leurs émissions non pas de 50 %, mais de 80 %, d’ici 2050. Les deux pays ont aussi réitéré ouvertement leur volonté de lier les pays développés dans un système de réductions contraignantes exprimées en chiffres absolus et d’ouvrir la porte à des réductions plus souples du côté des pays en développement.

    Or le sommet de l’APEC souhaite aussi, dans son communiqué final, appuyé par tous, un «résultat ambitieux» pour la conférence de Copenhague afin de régler «un des plus grands défis» actuels par le recours à une stratégie plus exigeante pour les pays occidentaux que pour les pays en développement.

    Néanmoins, l’idée lancée à Singapour par le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, de parvenir à un traité juridiquement contraignant en deux phases, soit en définissant des objectifs à Copenhague et en négociant ses modalités par la suite, avant la conférence de Mexico prévue en décembre 2010, a reçu un accueil partagé en Europe. La chancelière Angela Merkel a déclaré hier qu’elle se rendra personnellement à Copenhague pour accélérer le processus de négociation en phase finale. De son côté, le responsable du secrétariat de la convention sur le climat, Yvo de Boer, a émis pour sa part hier l’idée qu’une période de six mois plutôt qu’un an suffirait pour la finalisation d’une entente contraignante sur les suites à donner au protocole de Kyoto, rapportait l’agence Reuters. Selon les dirigeants de l’ONU, il n’est pas nécessaire de recommencer tout le travail fait dans le cadre de Kyoto, ce qui peut accélérer les négociations sur les objectifs, l’aide internationale et les transferts technologiques.

  2. Horloger 17 novembre

    Sans les efforts à la fois de la Chine et des États-Unis, les deux plus gros consommateurs et producteurs d’énergie, il ne peut y avoir de solutions.

    — Barack Obama

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/11/17/002-obama_hu_pekin.shtml

  3. oieerbroders 9 août

    excellent blog qui j’espère fera prendre conscience à certain de l’urgence de notre planète qui va mal…

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