Ottawa et Téhéran font front commun

Oui oui, vous avez bien lu. Quelque chose qui cloche? Non, seulement deux états menés par des dirigeants religieux et intégristes… Et qui ainsi s’accordent… 

Assassinat de Zahra Kazemi

Radio-Canada

C’est mercredi matin, au palais de justice de Montréal, que la Cour supérieure du Québec entendra les premiers arguments dans la cause opposant la succession de la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi à la République islamique d’Iran.La poursuite contre l’Iran est intentée par le fils de Mme Kazemi, Stephan Hashemi. Ce dernier réclame la somme de 17 millions de dollars en dommages moraux, matériels et punitifs à la République islamique et à son guide suprême, l’ayatollah Khamenei, pour les sévices subis par sa mère.

Zahra Kazemi a été arrêtée à l’extérieur de la prison d’Evin, le 23 juin 2003, alors qu’elle photographiait des proches de détenus. Jamais accusée de quoi que ce soit, elle a été torturée à mort. Après son décès, le 10 juillet, son corps a été inhumé à la hâte.

Les cinq premiers jours d’audiences seront consacrés aux arguments des gouvernements canadien et iranien, qui contestent tous deux la validité de cette poursuite. Ottawa et Téhéran arguent tous deux que la Loi sur l’immunité des États ne permet pas de procédures contre des gouvernements étrangers.

 

L’avocat de Stephan Hashemi, Me Mathieu Bouchard, plaidera de son côté que cette loi est incompatible avec la Charte canadienne des droits et libertés dans ce cas particulier. Il fera valoir que M. Hashemi ne peut pas envisager un procès équitable devant un tribunal iranien étant donné la nature hautement politique de sa requête.

Il soutient qu’il est en droit de réclamer un dédommagement en s’appuyant sur le cas d’un homme qui a déjà obtenu un dédommagement de plusieurs centaines de milliers de dollars après avoir été détenu et torturé pendant 12 heures sur la Rive-Sud de Montréal.

La somme de 17 millions de dollars a été obtenue en multipliant cette somme pour les nombreux jours pendant lesquels sa mère a été aux mains du gouvernement iranien. Stephan Hashemi affirme toutefois qu’il n’est pas motivé par l’argent, mais par la volonté d’empêcher que des citoyens canadiens subissent le même sort que sa mère.

L’ex-procureur de Téhéran Saïd Mortazavi et le responsable de la justice iranienne, Mohammad Bakhshi sont également au nombre des défendeurs dans cette poursuite. Stephan Hashemi a l’appui du Centre canadien pour la justice internationale et la section canadienne francophone d’Amnistie internationale.



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