Unanimité

Tollé international après le raid israélien

 Cyberpresse

Le raid israélien contre une flottille d’aide pro-palestinienne en route vers Gaza a suscité lundi un tollé international, de nombreux pays l’ayant jugé «disproportionné» et ayant convoqué les ambassadeurs de l’État hébreu.

Le président américain Barack Obama a demandé à connaître «le plus vite possible» les circonstances exactes de l’abordage qui a fait au moins neuf morts, lors d’une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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La Palestine assoiffée par Israël

Radio-Canada

Un rapport d’Amnistie internationale conclut que les Israéliens utilisent en moyenne quatre fois plus d’eau que les Palestiniens. Ces derniers consomment plutôt une quantité d’eau qui se trouve sous le minimum recommandé par l’Organisation mondiale de la santé.

Selon l’organisation non gouvernementale, Israël exerce « un contrôle total sur des ressources communes » et poursuit des politiques discriminatoires » en matière de gestion de l’eau.

L’accès à l’eau est un enjeu crucial au Proche-Orient, la ressource y étant plutôt rare. Il s’agit d’ailleurs d’un sujet qui doit être abordé dans le cadre de futures négociations de paix, processus actuellement au point mort.

La situation est particulièrement grave dans la bande de Gaza, qui fait l’objet d’un embargo israélien quasi total depuis que le Hamas y assume le pouvoir. L’assaut israélien mené l’hiver dernier dans ce territoire, l’un des plus densément peuplés de la planète, a endommagé les réservoirs d’eau, les puits, les égouts et les stations de pompage à un point tel qu’entre 90 % et 95 % de l’eau est maintenant impropre à la consommation.

Bien que l’armée ait grandement endommagé le réseau d’égout et les systèmes d’épuration des eaux, le gouvernement israélien empêche les Palestiniens de la bande de Gaza d’importer le matériel nécessaire à leur réparation, comme des tuyaux, sous prétexte qu’ils pourraient être utilisés pour fabriquer des armes.

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Promesses brisées numéro 114

Israël fait fi des pressions et relance ses chantiers

Le Devoir

Jérusalem — Israël a donné hier son feu vert à la construction de plusieurs centaines de nouveaux logements dans des colonies juives en Cisjordanie occupée, en dépit des vives critiques internationales.

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La brique pis le fanal

Et on pense après…

Libération

Mépris pour la vie des civils palestiniens, usage sans restriction de la force, destructions massives et vandalisme : pour la première fois depuis l’opération militaire israélienne à Gaza, en décembre et janvier, une organisation regroupant des soldats israéliens fait écho aux accusations palestiniennes et internationales. Dans un rapport de plus de 100 pages, regroupant les témoignages de 26 soldats, Shovrim Shtika («Rompre le silence») revient en détail sur la conduite de l’armée israélienne lors de l’offensive de près de trois semaines contre le Hamas, qui avait fait plus de 1 300 morts et des milliers de blessés palestiniens.

Des témoignages de soldats faisant état d’exactions contre des civils palestiniens avaient déjà été publiés dans la presse israélienne en mars. Mais leur fiabilité avait été contestée car ils avaient été reconstitués à partir de discussions informelles organisées au sein d’une académie militaire.

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Ne pas oublier Gaza

Le monde diplomatique

Que dire encore sur Gaza ? Le Monde diplomatique de ce mois publie six pages sur cette guerre qui a quitté la Une de l’actualité. Le cessez-le-feu tarde à se mettre en place, et la situation sur le terrain, c’est-à-dire le sort des Palestiniens de Gaza, est terrible. L’association Oxfam-France vient de lancer une campagne en ligne pour le respect du droit international et pour la levée du blocus israélien à Gaza.

Gaza, un pavé dans la mer (La boîte à bulles, 317 pages, 24 euros) : le premier livre sur la guerre de Gaza vient de sortir et il n’est sans doute pas étonnant qu’il soit composé à moitié par des auteurs de bande dessinée qui se sont mobilisés et qui ont dessiné leur vision de cette guerre. Car cet ouvrage collectif est coordonné par Maximilien Le Roy, lui-même auteur de bande dessinée de 23 ans qui écrit dans l’introduction : « Je pourrais écrire ici, par avance, toutes les critiques prévisibles que déclenchera cette initiative, mais je préfère laisser la place à l’expression plus éclairée de ceux qui ont accepté de jeter avec moi ce pavé dans la mare : ces artistes européens, ces esprits libres israéliens pour qui mon respect est inconditionnel, ces intellectuels qui résistent à toutes les fourches caudines et, surtout, ces habitants de Gaza qui témoignent de leur quotidien. Du quotidien brut, rugueux. Du réel, en somme. Rien que du réel. »

Je signale l’excellente réponse de Cédric Baylocq, « Gaza, le critique et la critique » (parue sur le site Oumma.com, le 17 février), à la tribune de Pierre Jourde, « Le Juif, coupable universel », parue dans Le Monde du 22 janvier. « Autant le Jourde et Naulleau (Mots et Cie, 2004, sorte d’anti-Lagarde et Michard dans lequel ils flinguent les auteurs à succès) nous a fait beaucoup rire, autant les variations géopolitiques de ce spécialiste des troubles gastriques de la littérature française (La littérature sans estomac, Pocket, 2002, autre ouvrage à succès…) a de quoi nouer l’estomac. C’est peut être la première fois dans l’histoire de la critique littéraire que l’on voit l’une de ses gâchettes singer l’un de ceux qu’il descend. BHL en l’occurrence. Car de la première à la dernière ligne, cette tribune aurait pu être écrite par le philosophe médiatique. Hormis les passages les plus pertinents, que nous commentons également ci-après. »

Sur le même site, un article de Vincent Geisser du 18 février, « Le complexe du Goy. Ces « amis » français d’Israël qui flirtent avec l’antisémitisme » : « Contrairement à une idée reçue, le premier soutien d’Israël en France procède moins de l’action d’un quelconque « lobby » mais d’abord de la lâcheté et de l’hypocrisie de nombreux leaders d’opinion qui fantasment la puissance de la communauté juive. Leur relation à Israël se greffe moins sur un amour sincère pour l’Etat hébreu que sur une représentation ethnicisante de la communauté juive qui flirte parfois avec l’antisémitisme et débouche sur une posture politique : « Je suis avec Eux pour ne pas avoir d’ennuis ». Le problème est que ce « Eux » tend à la fois à essentialiser l’appartenance au judaïsme, à particulariser le rapport des juifs de France à l’identité nationale (ils seraient des Français pas tout à fait comme les autres) et à assimiler, sur un mode simpliste, identité juive/Etat d’Israël. »

Ceci n’est d’ailleurs pas nouveau. Lord Balfour lui-même, le signataire de la fameuse promesse du 2 novembre 1917 – qui « envisage favorablement l’établissement d’un foyer national juif en Palestine » –, avait été le promoteur en 1905 d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration juive en Grande-Bretagne, qui visait avant tout les juifs de Russie. Et Mark Sykes, le négociateur britannique des accords avec la France (accords Sykes-Picot de 1916) partageant le Proche-Orient, écrivait à un dirigeant arabe : « Croyez-moi, car je suis sincère lorsque je vous dis que cette race (les juifs) vile et faible est hégémonique dans le monde entier et qu’on ne peut la vaincre. Des juifs siègent dans chaque gouvernement, dans chaque banque, dans chaque entreprise. » (Cité dans Israël-Palestine, vérités sur un conflit, Fayard, 2007, p. 59.)

« En somme, dit encore Vincent Geisser, cette forme de soutien « très franchouillard » à Israël conduit à faire des juifs de France une « tribu » au sein de la Nation française, et renoue indirectement avec les vieux thèmes antisémites du siècle dernier. Du coup, loin de normaliser l’Etat d’Israël en le considérant comme un « Etat comme les autres » – soumis aux mêmes règles du droit international que les Etats souverains – ce type de soutien verse dans une relation malsaine qui consiste à faire de l’Etat hébreu une sorte de « monstre géopolitique », que l’on s’interdit surtout de critiquer. Pire, elle en vient à assimiler totalement identité juive et nationalité israélienne, en venant à accréditer l’idée que les juifs de France formeraient une sorte de « tribu d’Israël » au sein même de la Nation française. »

Sur l’avenir, deux pistes se dégagent : celle de l’inculpation pour crimes de guerre de dirigeants israéliens (nous reviendrons au mois de mars sur cette question dans Le Monde diplomatique) ; les campagnes de désinvestissement et de boycott. Ainsi, dans ce communiqué du 14 février : « Hampshire College devient la première université aux Etats-Unis à retirer ses investissements de l’occupation israélienne en Palestine ! » (Students for Justice in Palestine) – ajout du 20 février : il semble que l’interprétation de cette décision prête à polémique et le président de l’université nie que la décision soit liée d’une manière ou autre à la politique israélienne (« An open letter to Alan Dershowitz », Jerusalem Post, 19 février). Signalons aussi la sanction suédoise concernant Veolia et sa participation à la construction du tramway de Jérusalem.

Enfin, Ivan du Roy, sur le site Bastamag.net, publie un article sur « ces entreprises françaises qui profitent de la colonisation israélienne » (11 février). « Trois multinationales et une PME hexagonales sont impliquées économiquement de la colonisation de la Cisjordanie par Israël. La banque franco-belge Dexia finance plusieurs colonies. Alstom et Veolia comptent transporter leurs habitants à travers Jérusalem. La PME Manitou participe à la construction du mur de séparation. Toutes font du business en totale violation du droit international. »

 

Note de l’Aurore Boréale: hyperliens complets dans l’article original. 



Là où se cache le Hamas

Philippe DUCROS
Le Devoir

Je suis rentré mardi soir d’un troisième voyage en Palestine occupée et en Israël. Outre le fait que de voir le constant pilonnage (parfois jusqu’à une explosion chaque minute) donne une réalité troublante de l’ampleur de l’offensive, outre l’incroyable violence des impacts (où les débris montent à des hauteurs qui donnent aux édifices adjacents des allures de nains), il me semble crucial de rapporter ici certains constats faits lors de ce séjour.

Sans aucun doute, Israël a le droit de revendiquer la sécurité de ses citoyens et de prendre les moyens nécessaires pour y arriver. On comprend le souhait d’éradiquer le Hamas, un organisme obscurantiste et dangereux. Oui, les qassams doivent s’arrêter, tout comme doit s’arrêter l’occupation.

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Mais l’anéantissement du Hamas est-il vraiment ce que cherche Israël ?

Le Hamas fait partie de ces groupes qui se nourrissent du ressentiment, de l’humiliation et la souffrance d’un peuple, de son besoin de résistance et du besoin d’un avenir actuellement inaccessible. Inutile de chercher à le déloger par les armes, il se cachera encore plus profondément dans les âmes. On ne peut pas nier à un peuple le droit d’exister et s’attendre ensuite à ce qu’il ne résiste pas. Et c’est sur ce besoin vital que le Hamas puise sa force. Il utilise la peur, l’humiliation, le désespoir et le manque pour grossir, pour vivre. On peut détruire tous les qassams de ses militants, ceux-ci reviendront encore et toujours, quitte à le faire avec les armes des plus pauvres d’entre les pauvres, le retour des bombes humaines. Faute de lancer leurs roquettes artisanales, ils feront sauter leur rancune, leur douleur et leur peur dans les autobus qui mèneront de l’enfance à l’horreur. Le trajet est simple. L’autobus est plein. On peut croire à la destruction des tunnels où ils s’approvisionnent, le plus puissant d’entre eux se creusera encore plus loin au coeur du désespoir des civils, des familles en deuils, des fils de « martyrs ». Partout où je suis allé en Cisjordanie, là où le Hamas n’avait plus d’assises réelles ni de crédibilité, il m’a fallu constater son renforcement, voire, sa résurrection. Il a aujourd’hui la cote dans les passions. Par cette offensive, Israël dope le Hamas aux stéroïdes.

Sans eau, sans électricité, sans horizon autre qu’un mur de ciment de huit mètres de haut, sans avenir autre que les camps surpeuplés, les checkpoints omniprésents, l’humiliation des permis, l’aléatoire des incursions, des emprisonnements, des assassinats sélectifs, des maisons détruites par punitions collectives, des oliviers rasés, du racisme le plus abject et des sanctions les plus répressives, des couvre-feux et des barrages, sans les composantes même de la dignité, la vie n’est plus qu’une bulle dans le narguilé de Dieu. Ne reste que les mosquées où se rassembler. Et les barbus récoltent autant de disciples que de poils à leurs barbes.

Cette dernière offensive vient cimenter le désespoir. Ont déjà explosé : les postes de police, les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Travaux publics, de la Justice, de l’Éducation, du Travail et de la Culture, le palais présidentiel, le Parlement, le bureau du premier ministre. La population en conclut que ce n’est pas seulement le Hamas qui est visé, mais la vie même de la bande de Gaza et de ses habitants. Trois écoles de l’ONU ont été bombardées, dont une où plus de 40 personnes qui y avaient trouvé refuge ont été tuées. Quand apparaît l’argument des boucliers humains, il est bon de savoir que la bande de Gaza est l’endroit où la densité de population est la plus élevée du monde. On trouve dans le camp de Jabalya plus de 100 000 habitants sur un à deux kilomètres carrés.

Il faut remarquer qu’un Hamas fort permettra toujours aux Israéliens de repousser l’idée de deux États côte à côte, remettant à jamais la création de l’État de la Palestine. Ces agressions ne feront qu’enflammer la rage des groupes armés de Palestine, les poussant à l’action et permettant une fois encore à Israël de se défendre, et ainsi de ne pas respecter ce envers quoi il s’est engagé, soit : l’arrêt de la colonisation, la levée des sanctions et des sièges, et finalement l’arrêt de l’occupation et la création d’un État palestinien indépendant.

Cela dit, ce qui est encore plus terrifiant, c’est que ce nouveau massacre grossit également la haine et la rancune des autres musulmans partout dans le monde. Partout, ils se sentent humiliés. Ils s’identifient aux Palestiniens. Il est évident que les barbus, que ce soient ceux du Liban ou de Palestine, ou encore plus inquiétant, ceux d’Iran, d’Afghanistan ou ceux d’al-Qaïda, sauront tirer profit de l’horreur de cette destruction massive. Plus la supposée riposte sera démesurée, plus seront alimentées la rancune et la haine.

L’impunité complète dont jouit Israël en occident face à ses actions doit cesser. Nos gouvernements sont coupables d’une augmentation des tensions qui risque fort d’être explosive. Nous devenons alors la vache à lait de cet ennemi invisible et omniprésent, en alimentant sa source de vie qui est cette rancune, ce désespoir. Nous devenons l’ennemi.

Il y a moins d’une semaine, je marchais dans les rues désolées du secteur H-1 au centre-ville d’Hébron, centre industriel du sud de la Cisjordanie. À Hébron, 400 colons vivent protégés par 2000 soldats. Les soldats sont partout. Certains sont en colère envers les colons qu’ils considèrent comme les plus radicaux de tous les radicaux. C’est à Hébron que Barush Goldstein, colon radical, a ouvert le feu en 1994 pendant la prière, dans la mosquée Ibrahimi, le caveau des Patriarches où repose Abraham. Vingt-neuf morts sur le coup. C’était un fou, me direz-vous, un fanatique… Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que dans East Har Hevron, la colonie qui borde le secteur H-1, une stèle a été érigée en son honneur au milieu d’un parc.

À la sortie du secteur H-1, j’ai croisé un Palestinien, commerçant dans une des deux boutiques encore ouvertes pour les touristes. Je lui ai demandé : « Comment va la vie ? » Il m’a répondu : « On ne peut pas demander à un homme sans emploi comment va le travail ou à un célibataire comment vont ses amours… C’est pareil pour nous avec la vie. »

Si vous voulez qu’ils arrêtent de tuer au nom de la vie, donnez-leur le sentiment d’en avoir une.

***

Philippe Ducros, Auteur, homme de théâtre, directeur artistique des Productions Hôtel-motel



Israel et l’hypocrisie

…Faire comme s’il n’avait jamais existé, de manière à taire le problème: les extrémistes. De chaques côtés.

L’assassin de Yitzhak Rabin sanctionné pour avoir donné des interviews

La Presse Canadienne

JERUSALEM — A quelques jours du 13e anniversaire de l’assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, le 4 novembre 1995, l’administration pénitentiaire a annoncé vendredi que son meurtrier, Yigal Amir, a été sanctionné pour avoir accordé des interviews en violation des règlements.
Amir purge une peine de prison à vie. La diffusion par les chaînes de télévision privées israéliennes Deux et Dix d’extraits de ces entretiens téléphoniques ont suscité un tollé dans la classe politique israélienne.

 

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Déjà vu?

-Toujours la même histoire: à deux doigts de partir, défait, humilié, un dirigeant israëlien propose un faux plan qu’il sait ne pas se tenir…

Libération

Malgré ses déboires politiques, Ehud Olmert avait promis de poursuivre ses efforts pour conclure un accord de paix avec les Palestiniens. Parole tenue. Hier, le journal israélien Haaretz a publié une nouvelle proposition faite par le Premier ministre israélien au président palestinien Mahmoud Abbas. Basée sur le principe «deux Etats pour deux peuples», elle ressemble peu ou prou – à l’exception notable du statut de Jérusalem – à la proposition faite par Ehud Barak à Yasser Arafat en juillet 2000, quelques semaines avant le début de la deuxième Intifada.
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Plus tôt cette été…

Et on se demande pourquoi c’est toujours l’anarchie là-bas…

« Pressions physiques modérées » en Palestine

Le Monde Diplomatique
03-07-08

Le 16 juin dernier, nous avons reçu conjointement à Londres, Mohammed Omer et moi, le prix de journalisme Martha Gellhorn. Omer est un jeune Palestinien de 24 ans, avec lequel je suis fier d’avoir partagé cette distinction, comme je l’ai dit lors de la cérémonie. Son travail depuis sa terre natale de Gaza constitue un modèle de reportage humanitaire, mais aussi une tentative de réconciliation avec Israël.

Contrairement au mien, le voyage d’Omer à Londres a été presque impossible. Lorsque j’ai appris que j’allais recevoir ce prix, j’ai simplement réservé ma place sur un vol San Francisco-Londres et pris place à bord. Omer — dont un bulldozer israélien a détruit la maison et qui a vu la plupart de ses sept frères et sœurs tués ou mutilés par l’occupant — a d’abord dû se battre pour obtenir un visa de sortie.

La suite, c’est le journaliste émérite John Pilger, couronné bien avant nous, qui la décrit : « Faire venir Muhammad à Londres afin qu’il y reçoive son prix fut une véritable opération diplomatique. Israël exerce en effet un contrôle tatillon aux frontières de Gaza, et il a fallu une escorte de l’ambassade néerlandaise pour le faire sortir. »

Même après la cérémonie, nous ne sommes pas revenus chez nous de la même manière. Mon plus grave problème fut un retard d’une heure du vol pour les Etats-Unis — qui ont donné l’an dernier 3,2 milliards de dollars d’aide militaire à Israël, et lui redonneront la même somme dans la prochaine année fiscale, plus un bonus de 150 millions.

Omer, qui est rentré jeudi 26, a été maltraité par les forces de sécurité israéliennes. Un officiel néerlandais était venu le chercher au pont Allenby (qui relie, au-dessus du Jourdain, la Jordanie et la Cisjordanie) pour l’accompagner jusqu’à la bande de Gaza. Ce diplomate a attendu à l’extérieur du bâtiment israélien, à la frontière, qu’Omer lui fasse signe. Mais, à l’intérieur, on a interdit au journaliste palestinien d’appeler cette escorte diplomatique. Un officier du Shin Bet fouillait ses bagages et ses documents, et lui demandait ses livres britanniques. Soudain, il s’est retrouvé encerclé par sept membres armés des services.

 

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Gaza: six mois pour faire les courses

Bande de Gaza: Entente de principe sur une trêve entre Israël et le Hamas

AFP

Gaza — Israël et le Hamas ont accepté de respecter à partir de demain une trêve des violences dans la bande de Gaza, a annoncé hier le mouvement islamiste palestinien et l’Égypte, qui a servi d’intermédiaire.

Les responsables israéliens se sont refusés à confirmer cette trêve qui doit durer «six mois», selon le Hamas, tout en évoquant la possibilité de la conclusion imminente d’un accord.

Quelques heures après l’annonce de cet accord, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, le général de réserve Amos Gilad, est arrivé au Caire pour poursuivre les discussions avec les responsables égyptiens, qui agissent depuis plusieurs mois en tant que médiateurs entre Israël et le Hamas.

À Gaza, un chef du Hamas, Khalil al-Hayya, a énuméré lors d’une conférence de presse les différents points de l’accord.

«La durée de l’accalmie, qui entrera en vigueur jeudi [demain] à 6h, sera de six mois, selon l’accord conclu sous l’égide de l’Égypte», a-t-il dit. Son entrée en vigueur «sera suivie quelques heures plus tard par l’ouverture partielle des points de passage [avec Israël] d’où transitent les marchandises». Ces points de passage seront ouverts entièrement «dans les jours qui viennent», a poursuivi le responsable.

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